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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 21:09

prisonniers mao maroc 

 

Grèves de la faim 
dans les geôles de l’Etat réactionnaire marocain !

Le mouvement communiste, au Maroc, subit, depuis plusieurs décennies, des coups durs portés par la réaction au pouvoir. Ces coups sont soit des enlèvements, soir des assassinats, soit emprisonnements à répétition et presque quotidien des militants d’extrême gauche qui militent pour la révolution démocratique populaire.

C’est dans ce cadre que s’inscrit l’arrestation d’un groupe de camarades marxistes-léninistes-maoïstes – camarades qui constituent aujourd’hui réellement un danger contre la classe réactionnaire au pouvoir par les luttes qu’ils mènent avec les masses populaires, avec les masses estudiantines et avec tous les prolétaires. Ce danger pour le pouvoir provient aussi du fait que ces camarades défendent et appliquent l’idéologie du prolétariat développé à son plus haut degré : à savoir le marxisme-léninisme-maoïsme.

Quelques-uns de ces camarades détenus (4 des 6 encore en détention) entament régulièrement des grèves de la faim comme arme à l’intérieur des prisons, afin de transformer ces dernières en bastion de lutte contre la réaction. Ces grèves sont principalement menées pour dénoncer les conditions de détention des camarades et pour arracher leurs droits bafoués.

Qui sont ces camarades ?

- Aziz ElKHALFAOUI a été arrêté le 04.09.2014. Son affaire est toujours en cours : aucune condamnation n’a été prononcée à son encontre à ce jour. C’est un procès politique pur. Il a été la tête pensante du mouvement de masse du 20 février et des masses estudiantines de Marrakech. C’est un communiste authentique et il a été l’un des dirigeants du mouvement estudiantin marxiste – léniniste – maoïsme marocain. Il mène une grève de la faim depuis le 03.12.2014 à la prison de Marrakech.

- Rédouane ELHADIMI a été arrêté aussi le 04.09.2014. Son affaire est toujours en cours : aucune condamnation n’a été prononcée à son encontre. Il est l’un des militants de la tendance estudiantine de la voie démocratique basiste maoïste de Marrakech. Il a participé activement à la reconstruction de cette tendance sur le plan idéologique, politique et organisationnel - après que cette dernière ait reçu un coup dur durant l’année 2008. 

Ces deux camarades mènent une grève de la faim pour plusieurs raisons :
1. pour lever l’isolement dans lequel ils se trouvent
2. pour rétablir le droit de visite de leur famille
3. pour l’accélération de leur procès
4. pour arracher l’autorisation à poursuivre leurs études
5. pour qu’ils puissent bénéficier de la bibliothèque de la prison
6. pour dénoncer le harcèlement quotidien des gardiens de prison
7. pour dénoncer l’interdiction qui leur est faite quant à l’utilisation des téléphones de la prison afin de pouvoir communiquer avec leur famille.

La santé de ces camarades s’aggrave de jour en jour. Le camarade ELKHALFAOUI a été transporté lundi dernier dans un hôpital, à l’extérieur de la prison, alors qu’il était dans le coma. Il souffre, de plus, de douleurs aiguës à l’estomac - douleurs accompagnées de diarrhées et de perte de sang. Par ailleurs, il ne parvient plus à parler, ni à bouger. Enfin, il faut signaler que le camarade est asthmatique. 

Rédouane ELHADIMI, lui aussi, a entamé une grève de la faim depuis le 03.12.2014. Il souffre d’une douleur aiguë à la tête et ne peut plus non plus bouger ou s’exprimer.

Enfin, il faut signaler que ces deux camarades sont menacés d’être jetés au cachot s’ils s’entêtent dans leur grève de la faim.

Après plusieurs jours de grève de la faim, deux autres camarades emprisonnés à la prison de Tiznit, au sud du Maroc, les ont rejoints dans cette grève de la faim. Aziz ELBOUR est l’un d’eux. Ce camarade a – quant à lui - été arrêté le 15.02.2014 et condamné à 3 ans de prison ferme. Il était aussi militant au sein de la tendance estudiantine de la voie démocratique basiste maoïste de Marrakech. Il a entamé une grève de la faim ouverte depuis le 10.12.2014 en solidarité avec ses camarades de Marrakech et également pour réclamer son droit à poursuivre ses études.

Ce camarade avait déjà entamé avec ses camarades ELMOUDEN, ELMSKINI, TALHAOUI, plusieurs grèves de la faim : l’une en solidarité avec Georges Ibrahim Abdallah ; une autre en solidarité avec le soulèvement du peuple en Turquie l’année dernière ; une autre encore en solidarité avec le mouvement populaire et les détenus politiques au Maroc. Du fait de ces grèves de la faim répétées, son état de santé devient catastrophique et il a déjà été transféré à l’hôpital plusieurs fois.

Mohamed ELMOUDEN a été arrêté le 15.02.2013 ; il a été condamné à 3 ans de prison ferme. Il est l’un des dirigeants de la tendance estudiantine de la voie démocratique basiste maoïste de Marrakech. C’est la seconde fois qu’il se fait arrêter à cause de son activisme au sein de cette tendance et de son appartenance à l’UNEM. Il commencera une nouvelle grève de la faim vendredi 19.12.2014 en solidarité avec les camarades de Marrakech. Lui aussi a déjà entamé plusieurs grèves de la faim avec son groupe des 10. 

Ces camarades constituent le noyau solide que le marteau du régime réactionnaire ne peut casser. Ce sont des militants marxistes-léninistes-maoïstes.
  Leur seul objectif est de faire avancer le processus révolutionnaire au point le plus élevé afin de résoudre la contradiction difficile qui existe entre l’alliance révolutionnaire contre l’alliance des classes dominantes. Ces militants sont parmi les meilleurs militants communistes au Maroc. C’est pour cela qu’il est du devoir de chacun et de tous de les soutenir par tous les moyens. La solidarité est notre seule arme. Il faut en user. 

Vive la solidarité prolétarienne !
Vive la révolution marocaine et internationale !
Vive le marxisme-léninisme-maoïsme !

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 21:33

 

DECLARATION A L’OPINION NATIONALE ET INTERNATIONALE
DU DETENU POLITIQUE ABDELHAK TALHAOUI




Après avoir entamé une grève de la faim menée jusqu’à son 19ème jour et après être entré dans une phase de radicalisation de cette action en décidant de ne plus boire ni de m’alimenter en sucre durant deux jours, afin que mes revendication soient enfin satisfaites, et après les pourparlers que j’ai pu avoir avec la direction de la prison, cette dernière a fini par accepter mes revendications aussi bien pour l’amélioration de mes conditions de détention que pour l’application de mon droit légitime à poursuivre mes études.

Au vu de ces considérations, je déclare mettre fin à mon combat depuis ce dimanche soir du 12.10.2014, et ce dans l’attende de la mise en application de leurs promesses. Dans le cas contraire, je reste déterminé à reprendre ma lutte de la grève de la faim.

Je profite également de l’occasion pour saluer tous les détenus politiques grévistes de la faim et à travers eux tous les détenus politiques enfermés dans les geôles du régime réactionnaire, en les appelant aussi à unifier leurs forces dans la lutte et à être davantage vigilants pour protéger leurs acquis. Je salue aussi tous ceux qui m’ont exprimé leur solidarité et je leur demande de développer de nouvelles formes de solidarité pour la libération de tous les détenus politiques. Et l’essentiel dans cette solidarité doit être la défense des revendications et des principes pour lesquels les détenus ont lutté.

Vive la lutte du peuple marocain !
Vive la victorieuse révolution marocaine !
Vive la révolution prolétarienne mondiale !
Vive le marxisme-léninisme-maoïsme !

Prison locale d’Essaouira
Le 13.10.2014
N° d’écrou : 70186

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 23:20

MAROC 
Témoignage sur la torture du détenu politique Hichem ELMISKINI

« Le mouvement étudiant ne peut faire face à la politique de répression et de terreur qu’il subit de la part de la police et des services secrets (…), qu’à la condition que sa lutte embrasse celle des travailleurs, des paysans et des soldats. » Mao Tsé-toung

Après avoir passé une nuit éreintante à écrire un rapport sur la situation que traversait l’université Qadi Ayad et à préparer mes cours pour la fonction que j’exerce – celle d’enseignant prodiguant des cours de soutien –, après donc ces heures de travail et alors même que je me décidai à aller me coucher, j’ai été surpris par un groupe de policiers qui a brutalement fait irruption chez moi.

Après m’avoir fait subir une pluie d’insultes et de coups, ils ont fini par me menotter à un coin de ma chambre, avant de se mettre à la fouiller de fond en comble. De cette fouille, il me reste notamment en mémoire ce moment douloureux où ils ont violemment arraché le drapeau palestinien accroché à un des murs de ma chambre : ce fut comme s’il m’arrachait le cœur ! Puis ils ont également mis en miettes la photo du camarade internationaliste Che Guevara et ont confisqué tous mes livres. 

Une fois ceci réglé, ils m’ont sorti de l’appartement et m’ont descendu, toujours sous un déluge d’insultes et de coups. Quand je me suis retrouvé en dehors de l’immeuble, j’ai alors pu évaluer à sa juste dimension le nombre considérable des forces répressives présentes – à l’image de celles que l’on envoie lors d’une intervention sioniste contre les maisons des Gazaouis. C’est à cet instant précis que j’ai pris conscience que notre situation était à l’égal de celle des Palestiniens.

Ils m’ont alors fait monter dans une estafette bleue : j’ai retrouvé à l’intérieur deux de mes camarades - Mohamed ELMOUADEN et Boujemâa JAMOU-. Des traces de torture étaient déjà, à cet instant, visibles sur leurs visages. Puis nous ont rejoints les camarades Aziz ELBOUR et Mohamed HARIK, tous deux épuisés également par les sévices de la torture qu’ils avaient déjà endurés. Sur le visage du camarade ELBOUR apparaissaient nettement des traces de coups et de même pour le camarade HARIK qui présentait des bleus sur ses bras. 

A ce moment, des gémissements et des cris se sont fait entendre du rez-de-chaussée de l’immeuble. Et après quelques minutes, on a pu voir sortir de la maison d’autres camarades : ZADDOU, ELBAGDADI, NEJMI, LOUAKASSI. Eux aussi ont été embarqués dans une autre estafette et les deux véhicules ont alors démarré en trombe. Dans ce cortège, les deux estafettes étaient escortées par plusieurs voitures policières et par des motos - comme s’ils avaient arrêté un groupe qui appartiendrait au groupe sioniste « notre maison Israël ».

Lorsque nous sommes arrivés à la préfecture, on nous a fait descendre des estafettes toujours sous un déluge d’insultes accompagné de gifles, de coups de poing et de coups de pieds ; puis nos gardiens nous ont mis face au mur. Ils m’ont arraché ma montre de marque Swatch, mon téléphone portable, et l’un deux m’a dit : « toi, tu ne mérites pas d’être cet endroit ! Fils de pute !». 

Après une heure passée sous un soleil de plomb, ils nous ont fait entrer à l’intérieur de la préfecture et ils nous ont répartis dans des bureaux vides de tout, à l’exception de la présence de nos tortionnaires. Ils m’ont mis sur mes genoux, visage face au mur : « Assieds-toi sur tes genoux, pédé, fils de pute !», pour qu’ensuite commence le déroulé de l’interrogatoire sur ce que nous planifions sur le plan politique. 

Comme je résistai à leurs brimades, l’un d’eux m’a donné un coup de pied sur la poitrine d’une violence telle que je suffoquai à en perdre tout mon souffle ; et avant même que je puisse récupérer mes forces, un autre flic déjà me donnait un autre coup de pied cette fois sur le bras gauche au point que je ne le sente bientôt plus. Le policier chargé de mon interrogatoire est alors devenu presque fou : il a commencé à vouloir m’arracher les oreilles ; il donnait dessus des coups si violents que je crus que j’allais en perdre l’ouïe. Je me suis dit alors : « ma vie n’a de prix que pour servir mon peuple ! ».

Tout cela a continué à une heure très tardive de la nuit. Puis ils nous ont descendus dans les sous-sols et ils nous ont regroupés, moi et mes camarades tous marqués à vif par la torture qui nous avait éreintés. Malgré tout cela, nous avons chanté pour l’avènement de notre patrie et nous avons répété des mots d’ordre comme celui d’un poète : « Oui nous allons mourir ; mais avant cela nous éradiquerons la torture de notre terre !». Tous ces chants nous ont aidés à défier la torture, la faim et le manque de cigarettes.

Le jour suivant, le 16.02.2013, nos tortionnaires nous ont fait remonter l’un après l’autre pour continuer le même scénario que celui du premier jour, avec cependant une variante : le remplacement de nos bourreaux par de nouveaux. Chacun d’eux était dans une pièce particulière et avait ses propres méthodes de torture : l’un excellait pour décoller les oreilles, l’autre pour donner des gifles, des coups de pieds, ou pour écraser sa victime ; un autre encore se réservait encore pour tirer les cheveux avec à chaque fois, à la fin, la même menace : celle de nous violer. 

Durant ce jour, ils concentrèrent leurs questions sur nos objectifs politiques et sur la stratégie visée par notre action. Ces questions - reflets d’intelligences médiocres – étaient par exemple les suivantes : « Que voulez-vous faire dans ce pays ? Qui vous finance ? Qui est votre leader ? Comment vous procurez-vous les livres de ce pédé de Mao ? Quel lien existe-t-il entre vous et Mao alors que lui est Japonais et vous Marocains ? ». Quelle ignorance ! Ils ne savent même pas de quel pays provient le président Mao. 

Bien sûr, chaque question et chaque commentaire étaient entrecoupés de périodes de torture. Et dans cette situation, je pensais toujours à mon cher camarade de route, le martyr Abdrazac ALGADIRI, ce qui me permettait de supporter ce calvaire et d’occulter la torture. 
Cette situation a continué jusqu’au soir ; puis ils nous ont redescendus aux sous-sols sans nous permettre de manger ni de fumer. 

Le dimanche 17.02.2013, ils nous ont présentés au procureur pour prolonger notre « garde à vue » car 48h ne leur avaient pas suffi pour nous faire plier. Puis ils nous ont ramenés à la préfecture pour entamer le dernier acte déterminant de ce processus de tortures physique et psychique. Il s’agissait de nous faire signer des aveux déjà concoctés dans les bureaux des services secrets. L’un d’eux m’a dit de signer, et lorsque j’ai refusé, il m’a tordu le bras droit jusqu’à pratiquement le briser. Un autre a commencé à signer en mon nom et là encore tout cela après une longue période de torture. Puis ils nous ont jetés de nouveau dans les caves.
Tout cela jusqu’au jeudi où ils nous ont emmenés au tribunal. Les traces de coups de la torture se voyaient encore distinctement sur nos corps. Et les avocats de la défense en ont alors profité pour exiger que soit faite une expertise médicale ; ce que le procureur du roi a ordonné. 

On a alors été amené à l’hôpital Ibn TOUFAYL pour voir un médecin mais ce dernier n’a fait qu’inscrire la mention « rien à signaler » sur tous les documents, et nous avons donc compris qu’il était totalement corrompu. Puis a commencé notre détention à la prison de BOULMAHREZ, connue de tous pour sa mauvaise réputation.

Comment conclure tout ceci si ce n’est de rappeler que le projet de l’unification de la résistance ne peut se construire qu’avec des initiatives sérieuses qui s’appuient sur l’engagement et l’autocritique militantes et politiques, et qui seront évidemment initiées par la lutte sur le plan des libertés politiques et syndicales.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 23:17

 

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MAROC Déclaration du "groupe Aziz ELBOUR"

Au moment même où le régime réactionnaire en place mène son attaque féroce contre les masses populaires et notre peuple, et où simultanément les réformistes se jettent dans le marasme de l’attentisme et des négociations, la résistance et la lutte des masses populaires s’intensifient pour défendre le droit élémentaire à une vie digne et pour combattre les attaques successives lancées contre les acquis sociaux historiques qui se réduisent en peau de chagrin jour après jour.

Il en a toujours été ainsi dans notre pays, à toutes les étapes de la lutte de classes, depuis l’indépendance formelle et la trahison des accords d’Aix-les-Bains jusqu’à nos jours, et toujours dans nombre de secteurs de la société, parmi lesquels celui de l’enseignement qui est devenu en particulier, depuis dix ans, la cible centrale des attaques des classes réactionnaires et des institutions monétaires impérialistes. Les masses estudiantines ont su durant la période de l’indépendance formelle faire face à plusieurs de ces attaques et elles sont parvenues à ralentir plusieurs plans qui visaient à rogner le droit des masses laborieuses à l’éducation. Cela a été arraché au prix fort de plusieurs centaines de détenus politiques et de dizaines de martyrs tombés pour défendre ces droits légitimes et au nom de l’identité progressiste et combattive de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc.

Aujourd’hui, si d’un côté et une fois de plus, s’accentuent les attaques de classe du régime antinational, antidémocratique et antipopulaire contre le mouvement étudiant, d’un autre côté s’accentue aussi et de nouveau la résistance des masses estudiantines – et ce même si cette fois encore on emprisonne les meilleurs fils du peuple et que parfois on les assassine. 

L’un d’eux -Mustapha MEZZIANI- vient ainsi de rejoindre le cortège glorieux des martyrs en défendant ce droit à l’Education. Il a été assassiné par le régime réactionnaire qui a refusé de répondre à sa revendication juste et légitime : celle de pouvoir poursuivre ses études. Cette infamie est celle d’un régime monstrueux et des partis réactionnaires qui ne le sont pas moins.

Camarades ! Le sacrifice fait par les militants et les militantes afin de consolider ce qui reste des acquis des masses populaires dans le domaine de l’enseignement, est immense : des centaines d’entre eux sont détenus derrière des barreaux et des dizaines sont tombés en martyrs. Cette réalité nous impose à nous - militants sincères et défenseurs des masses populaires - de tirer les leçons et les lois nécessaires.

La mort de notre camarade martyr Mustapha MEZZIANI entache du sceau de la honte la face du régime en place et de ses acolytes réactionnaires, mais elle est aussi le signe des limites des forces en lutte et de la gauche militante et combattante.

La mort de notre camarade martyr est l’expression même du sacrifice immense que peuvent faire les enfants du peuple pour arracher des droits élémentaires et légitimes, comme celui de pouvoir continuer ses études. Mais c’est aussi le signe de la faiblesse du mouvement estudiantin aujourd’hui dans sa défense de ses militants et de ses militantes. C’est aussi l’expression de la difficulté du mouvement à contrer les attaques féroces de la réaction contre les masses estudiantines. 

Tout ce que subissent les masses doit aiguiser notre conscience et notre sens de l’engagement et de nos responsabilités afin de mieux étudier et comprendre les conditions actuelles par lesquelles passe le mouvement estudiantin. Cela doit nous amener à gagner en maturité politique afin que le sang des martyrs et les sacrifices des prisonniers politiques ne soient pas vains.

Camarades ! Le sang qui a coulé une fois de plus dans le bastion de Fès, les souffrances et la résistance des prisonniers politiques nous imposent de prendre conscience d’une chose : l’émiettement de la lutte, son inscription dans des combats marginaux, et en parallèle la multiplication des groupuscules ne permettent pas de renforcer le processus d’unification de la résistance estudiantine ni d’œuvrer pour créer les conditions nécessaires à la lutte syndicale et politique sur le plan national. Tout cela constitue l’un des points majeurs de notre faiblesse, dont le régime et les ennemis du peuple tirent profit.

L’unification des luttes estudiantines - loin des surenchères et des viles spéculations politiciennes – doit permettre le développement des conditions propices à la transformation des luttes syndicales et politiques au niveau national. L’un de nos impératifs doit être d’accroître notre résistance face à notre ennemi et d’exercer une influence positive sur les rapports de force qui se jouent à l’intérieur des universités dans l’intérêt de tous les étudiants. Nous devons proclamer haut et fort le mot d’ordre suivant : « œuvrons pour l’unité des luttes estudiantines contre l’unité de l’attaque des ennemis de l’U.N.E.M ! ».

Pour conclure, nous présentons nos sincères condoléances, une fois de plus, à la famille du martyr Mustapha MEZZIANI, à ses camarades, aux masses estudiantines et pour tous les militants et les militantes du peuple marocain. Nous dénonçons l’assassinat de notre camarade et nous exigeons que ses tortionnaires soient jugés et condamnés.

Nous exigeons la libération sans condition de tous les détenus politiques et à leur tête les détenus du mouvement estudiantin de : Marrakech, Fès, Agadir, Meknès, Taza…

Nos chaleureuses félicitations vont à nos camarades libérés du groupe Aziz ELBOUR : Boujemâa Jamou, Hamid Zadou, Mohamed Elouakassi, Mohamed Harik.

Nous appelons tous les militants et toutes les militantes de l’U.N.E.M. à davantage unifier leurs luttes.

Nous appelons toutes les forces progressistes à s’engager pour la cause du martyr Mustapha MEZZIANI et pour la défense de tous les détenus politiques qui meurent dans le silence de geôles de la réaction.

Notre solidarité avec tous les peuples qui aspirent à la libération et à leurs têtes le peuple palestinien.

Gloire et éternité pour le martyr Mustapha MEZZIANI et à tous les martyrs du peuple marocain !

Ni l’arrestation des révolutionnaires ni leur mort n’arrêteront l’avancée inéluctable de la révolution !

Aziz ELBOUR, Mohamed ELMOUADEN – prison de Tiznit
Abdelhak ATALHAOUI – prinson civile d’Essaouira
Hichem ELMISKINI – prison civile de Safi

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 21:04

 

 

Communiqué à l’opinion publique nationale

 

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Détenu politique Abelhak ATALHAOUI

Prison locale d’Essaouira

n° d’écrou : 70186

 

 

Après avoir épuisé toutes les voix du dialogue à l’intérieur de la prison, j’ai entamé une grève de la faim pour défendre mon identité politique, pour imposer le statut de détenus politiques, pour aussi défendre le droit à poursuivre mes études en master et enfin pour améliorer les conditions de détention en prison.

 

Après 14 jours de grève de la faim, le régime en place a opté pour une politique de déni vis-à-vis de mon combat, en ignorant mes revendications justes et légitimes, rappelées ci-dessus. Ce qui ne me laisse pas d’autre alternative que de passer à un cran supérieur dans ma lutte. C’est pour cela que je déclare à l’opinion publique nationale que je vais arrêter de m’alimenter en eau et en sucre les vendredi et samedi prochains comme première mise en garde – et que je prolongerai ensuite, si nécessaire, cette action.

 

Je déclare aussi ici que ce qui peut m’advenir est de l’entière responsabilité du régime en place, et en particulier du ministre de l’Enseignement supérieur ainsi que du ministre de la Justice.

 

Je déclare également que je suis prêt à radicaliser mon combat :

  1. pour l’ouverture d’un dialogue sérieux et responsable sur toutes mes revendications justes et légitimes
  2. pour la reconnaissance de mon statut de détenu politique
  3. pour pouvoir poursuivre mes études en master et obtenir toutes les conditions nécessaires pour cela
  4. pour l’amélioration de mes conditions de détention en prison
  5. pour l’autorisation des visites directes pour les membres de ma famille et mes camarades.

 

 

Enfin, je réaffirme ici :

  1. mon identité idéologique et politique : le marxisme-léninisme-maoïsme
  2. ma solidarité inconditionnelle avec tous les détenus politiques et mon exigence de les voir libérer
  3. mon appel à tous les militants et à toutes les militantes à lutter encore davantage pour défendre les intérêts de notre héroïque peuple et pour la libération de tous les détenus politiques.

 

 

 

Fait le 07.10.2014 

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 21:52

afficheprisonniersmarocains

 

Sit-in devant l'ambassade du Maroc*
Vendredi 06 juin 2014*
à 18h30*
5 rue le Tassé - Paris 16è
M°Passy (6) metro Trocadéro ligne:(6)(9)

 

Le peuple marocain et son avant-garde révolutionnaire subissent depuis une longue période une répression féroce de la part de la réaction régnante. Cette répression se manifeste par des vagues d'arrestation dans tout le pays. L'Etat réactionnaire vise par ces arrestations à étouffer toute voix réclamant la liberté, la dignité et la justice sociale. Des assassinats et des arrestations ont touché plusieurs militants révolutionnaires, progressistes ou démocrates au sein du mouvement du 20 février, de celui des étudiants, des diplômés chômeurs, ou encore du mouvement ouvrier, afin de les obliger à stopper leur lutte.

Aujourd'hui, il y a environ 200 prisonniers politiques incarcérés dans les prisons de la honte, qui endurent des humiliations et des privations de leurs droits les plus élémentaires ; l'assassinat de Nordine Abdelwahab, au sein de la prison de Ouarzazate, le mois dernier, est l'un des exemples les plus frappants de cette situation.

Ces derniers jours, les vagues de répression ont particulièrement été dirigées contre les universités pour bâillonner les voix révolutionnaires qui s'élèvent et pour porter un coup au syndicat militant et combattant l'UNEM - syndicat qui résiste depuis des décennies. Ce dernier fait barrage au plan de l'Etat réactionnaire de privatisation de l'enseignement, dicté par les institutions impérialistes mondiales. Ces vagues de répression que mène le régime en place avec nombre de partis réactionnaires contre un nombre important d'universités (à Fès, Marrakech, Agadir, Tétouan…) se sont soldées par l'arrestation de plusieurs militants avec des moyens de répression directs et indirects et avec l'appui des services secrets. Par cette répression, le régime n'hésite pas à utiliser pour attaquer ces mouvements, des nervis qui sont à la solde des services secrets, afin que ces derniers n'assument pas la

responsabilité directe de ces attaques. Ainsi, on veut faire croire au peuple que les victimes ne sont que celles de règlements de compte entre étudiants, et l'Etat cherche par cette même occasion à justifier la militarisation quotidienne des universités et à se donner bonne figure en apparaissant comme le dernier rempart contre la violence et l'unique protecteur possible des étudiants contre celle-ci.

En parallèle à ces vagues de répression, le régime mène des campagnes de propagande par le biais des journaux, de la télévision et du parlement afin que soient dictées des lois pour criminaliser la lutte et accorder tous les pouvoirs aux forces de répression qui pourraient ainsi intervenir à tout moment au sein des universités transformées alors en casernes militaires, - et ce dans le seul objectif de bâillonner les voix libres qui s'expriment encore.

En réaction à cette situation, au nom du comité d'action et de soutien aux luttes du peuple marocain et en liaison avec des organisations amies, nous avons décidé de mener une action urgente, à savoir un sit-in devant l'ambassade du Maroc, le Vendredi 6 Juin 2014, à 18h30. Et dans ce contexte, nous appelons les organisations et les militants progressistes, ainsi que les démocrates épris de justice, à participer à cette action et à contribuer à sa réussite afin d'apporter leur soutien au peuple marocain dans sa lutte pour la liberté et la dignité.

Sit-in devant l'ambassade du Maroc

 

Sit-in devant l'ambassade du Maroc*
Vendredi 06 juin 2014*
à 18h30*
5 rue le Tassé - Paris 16è
M°Passy (6) metro Trocadéro ligne:(6)(9)
Organisateur:

Comité d’action et de soutien aux luttes du peuple marocain (Paris)
Comité anti-impérialistes
Secours rouge arabe
Unification des maoistes-bloc rouge

Signataires :
(La liste et ouverte)

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 00:31

afficheprisonniersmarocains

Moins d'un mois après sa libération, Mourad Echouini (militant Marocain MLM de l'UNEM) est arrêté de nouveau!

Même pas un mois après la libération du camarade Mourad Chouini , qui a passé 4 ans de prison ferme, après la révolte des étudiants le 14 et 15 Mai 2008 , le voila encore une fois arrêté après avoir aller au poste de commissariat de Tantan pour renouveler sa carte d’identité. Il a été arrêté sous prétexte qu’il y a 3 notes de recherches contre lui lancées par la police à Marrakech, il a donc passé la nuit d’hier (le 12/06/2012) au poste de police à Tantan sans présenter des réponses à sa famille aux questions qu’elle a posé sur les motifs de sa détention et les condamnations dont il est sujet, tout ce qu’on l’aura dit est qu’il est recherché par la police judiciaire à Marrakech et qu’eux seules peuvent leur donner les ordres .


Ce soir (le 13/06/2012) Mourad Chouini a été transféré à Marrakech avec une ambiguïté en conserne les accusations apportées contre lui, et les motifs de sa détention comme on a dit, sa famille a été interdit de le visiter, et plus que ça ce matin ils ont nié que Mourad est détenus chez eux !!!.


Mourad, pour ceux qui ne le connaisse pas, a été détenu pour la première fois l’a
nnée universitaire 2004/2005, dans un contexte de la lutte des étudiants contre « la charte nationale de l’éducation et de formation » appelée par les étudiants au Maroc « la charte de classe pour l’Assujettissement et la marchandisation », ce qui fait que il est recherché du fait de son rôle dans la direction des luttes qu’a connu l’université Kadi aayad à Marrakech.

Sa deuxième détention a eu lieu durant la lutte héroïque des masses estudiantins à Marrakech le 14 et 15 Mai 2008, puisqu’il a été arrêté à coté de 10 camarades, et il a été jugé en pénalement de 4 ans qu’il a passé aux prisons de Boulmharez à Marrakech et la prison locale à Essaouira.


Il a adopté la « liberté » le 15 Mai 2012 c'est-à-dire moins qu’un mois après son arrestation encore une fois hier.
Mourad a été toujours présent à coté des masses populaires et des masses estudiantines et son adoption de la ligne des masses est une réalisation de ses principes et de son identité politique et idéologique.
Pour tout ce ci les motifs réels de cette arrestation sont claires : des provocations de la part des services secrètes a fin de l’intimider et de saper le moral et la fermeté du camarade afin de le persuader de pas poursuivre la lutte.
La libération de Mourad Chouini et de tous les détenus politiques est notre tache tous.
La lutte pour les libertés politiques et syndicales est la tache de tous les militants et militantes, la tache de tous les démocrates.
La participation effective dans toutes les formes de lutte et la création de ces luttes est une tache immédiate et urgente.

 

Libérez nos camarades de l'UNEM et de la voix démocratique basiste!

 

(la photo prise en prison de Essaouira l'ors de la derniére retention qui a duré 4 ans)

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 02:01

 

 

jpg Zahra Boudkour

 

Entretien avec Zahra Boudkour (MP3)

 

Questions à Zahra Boudkour

 

Question 1 : Pouvez vous nous expliquer les raisons de votre incarcération et nous parler de vos conditions de détention ?

 

Question 2 : En Tunisie et en Egypte une intifada a eu lieu qu’en pensez-vous ? Quelle est la situation des luttes sociales et politiques au Maroc ?

 

Question 3 : En France nous avons beaucoup entendu parler du mouvement du 20 Février. Pouvez-vous définir ce mouvement ? Qu’en pensez-vous ?

 

Question 4 : Pouvez vous nous présenter l’organisation à laquelle vous adhérez ? Pouvez vous nous en dire plus par rapport à votre idéologie et à vos perspectives politiques ?

 

Question 5 : Quelle importance revêt pour vous la solidarité internationale ? Quel soutien attendez-vous ?

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 01:53

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 01:35
communistes-marocaines
Les flics barricadent les portes du campus de Marrakech et arrêtent les militants ! Bas les pattes des luttes héroïques des étudiants au Maroc !

Depuis tôt ce matin(lundi 23 janvier), les flics assiègent le campus (Université Cadi Ayyad-Marrakech), avec leurs voitures à côté de la porte de la faculté de lettres ! Ils ont fait des barricades pour inspecter et menacer les étudiants, arrêter de nombreux militants dans une tentative de propager la peur et de forcer les étudiants à passer leurs examens. Malgré tout cela, les étudiants boycottent fermement les examens dans la continuité de leur lutte pour une meilleure éducation et la démocratie, réfutant la soi-disant "réforme de l'université", qui est un plan impérialiste et réactionnaire visant à privatiser le secteur de l'éducation et ouvrir ses portes au Capital avide, et à priver l'accès aux pauvres de l’éducation supérieure. Les étudiants se battent également pour la démocratie et un véritable changement politique.

Bas les pattes des étudiants, fils et filles des masses!

A bas le régime réactionnaire au Maroc, fidèle laquais de l'impérialisme !

Solidarité internationale avec les étudiants de l’université de Cadi Ayyad !

Vive les luttes de masse !
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