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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 23:50

 

poing-rouge (1)

Les tueries de Charlie Hebdo et du supermarché Hyper Cacher des 7-9 janvier on jeté l’effroi et l’indignation dans tout le pays. En effet, comment ne pas être écœuré par ces actes qui consistent à  tuer  des hommes et des femmes du fait de leur profession (caricaturistes) ou de leur religion juive. Ces actes menés au nom du « djihadisme » indiquent clairement le caractère fasciste de cette idéologie. L’ensemble des forces politiques institutionnelles claironnent partout que la France vit son 11 Septembre. Cette affirmation à de quoi inquiéter les classes populaires .Comme aux Etats-Unis après l’attaque contre les tours du World Trade Center l’émotion et la colère sont utilisées pour imposer l’union sacrée derrière son impérialisme en dénonçant un ennemi intérieur. Cet ennemi intérieur qui porte le visage du  musulman en particulier et de l « étranger » en général  souvent issu des anciennes ou nouvelles  colonies.  La manifestation du 11 janvier sous le slogan « nous sommes Charlie » est une première étape dans cet objectif. Le but est clairement pour la bourgeoisie d’imposer comme horizon l’accentuation des guerres impérialistes et le durcissement des mesures anti populaires en France.

 

Les conceptions à l'origine des attentats sont fascistes 

Les attentats commis en ce début de mois suscitent en France une onde de choc dans l’ensemble de la population. Cette émotion est légitime mais nous devons surtout tenter de comprendre les racines de cette violence. En premier lieu, nous affirmons que les conceptions politiques ou religieuses qui justifient l’assassinat de civils parce qu’ils expriment un désaccord sont des conceptions inacceptables. Nous dénonçons cette violence qu’elle soit celles des impérialistes (qui ont une longue histoire d’assassinats politiques ici ou dans les pays dominés- pensons pour ne prendre qu’un exemple au caricaturiste palestinien Naji Al Ali tué à Londres en 1987-) ou que ce soit celles qui prétendent s’opposer à eux. Ceux qui expriment avec raison indignation devant le fascisme fondamentaliste religieux parce qu’il justifie et incite au meurtre des « hérétiques », des « apostats » et des « mécréants » doivent aussi condamner les Etats-Unis et les autres pays impérialistes qui désignent ceux qui sont contre leurs intérêts comme des terroristes bons à abattre. N’oublions pas que les démocraties impérialistes ont financé, armé et soutenu le fondamentalisme religieux et continuent à le faire dans des pays comme le Qatar ou l’Arabie Saoudite. Le wahhabisme qui est le courant de l’Islam qui se trouve à l’origine de tous les groupes fondamentalistes actuels est diffusé mondialement par la Maison de Saoud. Or celle-ci n’existe que par la grâce des colonialistes britanniques puis sous la haute protection des Etats-Unis.

 

Ces attentats renforcent l'impérialisme et la division des classes populaires.

Ceux qui ont mené, préparé ou commandité les attentats de Paris ont, quelque soient leurs intentions proclamées, non seulement commis des crimes fascistes et racistes mais ces attentas ont objectivement renforcé l’impérialisme. Ces attentats vont permettre de justifier les réactions injustes du gouvernement dans le renforcement des guerres, dans l’espionnage et la surveillance de la population et dans la diabolisation des immigrés ou de leurs enfants en particulier de la population musulmane de France. Les impérialistes s’emparent  de l’émotion suscitée par ces crimes pour commettre encore davantage de crimes.

 

 

 La responsabilité du système impérialiste dans ces attentats est écrasante.

 

L’histoire de l’impérialisme français ne s’écrit pas seulement au passé. Il est vrai que la torture, l’exploitation et l’assassinat de millions de personnes dans les colonies en Afrique, en Asie et dans les Caraïbes au bénéfice du capitalisme français sont des réalités toujours plus ou moins camouflées ou occultées en France. Mais même ceux qui dénoncent ce passé semblent oublier qu’aujourd’hui, les guerres impérialistes françaises se déroulent sur tous les fronts et elles créent littéralement les conditions pour que se développent le terrorisme qu’elles prétendent combattre. Les circonstances qui attirent des jeunes dans les bras du « djihad mondial » sont entièrement créées par nos démocraties capitalistes de la même manière qu’au long du  XXème siècle, les persécutions des juifs en Europe ont alimenté le sionisme. Les frères Kouachi ou Amedy Coulibaly n’ont pas seulement été recrutés par Cheikh Google et ses vidéos qui promettent à des parias de banlieue de devenir des héros d’une nouvelle épopée. Le colonialisme ancien ou moderne, le racisme quotidien,  le bombardement de l’Irak, les tortures, d’Abu Graïb, les crimes de sang froid à Falloujah, sont les matières premières que peuvent ensuite façonner les charlatans de la « radicalisation ».

 

 

L’unité nationale derrière sa bourgeoisie mène toujours au massacre.

La manifestation de  masse en France du 11 janvier derrière le slogan « je suis Charlie » aurait crée par enchantement l’unité nationale. Si cette manifestation a été l’occasion d’exprimer un hommage et une indignation populaire pour certains des participants. La manifestation a surtout permis à Hollande et compagnie d’adouber et parfois de soutenir bruyamment des dirigeants qui persécutent et tuent les journalistes, les minorités ou des peuples entiers comme c’est le cas en particulier des dirigeants turcs, égyptiens, hongrois et russes. D’ailleurs, la place centrale accordée à Netanyahou pour cette journée a juste fait froid dans le dos à des milliers de personnes qui savent le rôle de bourreau qu’il tient face au peuple palestinien.

Nous ne croyons pas qu’il soit juste de se mobiliser, souvent à la demande de l’Etat impérialiste, pour soutenir la « liberté d’expression ». Nous pourrions faire de l’humour noir en rappelant que la loi française limite la liberté d’expression si celle-ci crée des troubles et de la violence, mais il y a plus important dans cette hypocrisie affichée. Des démocraties policières comme la France ou des pays ouvertement tortionnaires comme les Etats-Unis se présentent comme les champions de la liberté. Les pays qui dénoncent et pourchassent Julian Assange de Wikileaks ou Edgard Snowden, des pays qui ont mis en place ou qui n’ont profité des programmes de surveillance massive de la population prétendent mobiliser au nom de la liberté des médias. C’est une imposture évidente. Mais surtout nous ne partageons pas l’idée qu’au nom de l’humour satirique, les dessins offensant la religiosité des masses soit une expression valable de la liberté et du « progressisme ». A l’ère de la guerre contre le « terrorisme islamique » et des vagues continues de haine anti-musulmans, la volonté affichée de Charlie Hebdo de provoquer les croyants musulmans en dessinant leur prophète ou en assimilant leur croyance au terrorisme rejoint un courant dominant pro-guerre des civilisations (En France, du débat sur l’identité nationale au battage médiatique autour des livres de Zemmour et de Houellebecq, tout est fait pour faire admettre que les musulmans posent problème en France). Courant qui aujourd’hui se déchaine complètement à l’instar d’un Philippe Tesson qui peut tranquillement  accuser les musulmans sur Europe 1 « d’amener la merde en France Aujourd’hui ».

Dans les conditions actuelles, notre combat prioritaire est celui contre la mobilisation réactionnaire des masses derrière le drapeau de la guerre et du « choc des civilisations ».

 

Mais seule une révolution véritablement émancipatrice permettra de se débarrasser de cet immense tas d’ordures que nous évoquions, une révolution socialiste ayant pour objectif le communisme implique la lutte de millions de personnes pour un changement radical de société. Une révolution qui renverse le système impérialiste qui cause tant de souffrances indicibles et qui fait naître des forces d’oppositions aussi abjectes que lui. Il faut se battre pour que cette perspective redevienne un projet dans les têtes et prenne vie en France.

 

Comité anti-impérialiste

 

 

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 18:24

 

angeladavis1969

Angela Davis 1969

INTERVENTION DU COMITE ANTI IMPERIALISTE LORS DE LA REMISE D'UN DIPLOME "HONORIS CAUSA" A ANGELA DAVIS                                       SUR L'UNIVERSITE DE NANTERRE

Le 11/12/2014.


            D'abord nous saluons Angela Davis et son combat pour les droits civiques, contre l'incarcération de masse aux Etats-Unis et plus largement contre les détentions politiques dites "anti-terroristes" à l'encontre des révolutionnaires anti impérialistes, anti racistes et communistes.

Pour nous aussi, ce combat est toujours d'actualité: pour la libération des ex membres du Black Panther Party: Abu Jamal enfermé depuis 33ans, pour Assata Shakur en éxil à Cuba mais aussi en France pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah résistant de la cause palestinienne enfermé depuis 31 ans sur des preuves fabriquées de toute pièce par les services secrets Français!

En France depuis la mort du militant écologiste Rémy Fraisse le 26 octobre 2014 sur la ZAD du Testet un mouvement s'est amorcé dans les universités contre les violences policières et la répression des manifestations. Un mouvement solidaire des masses afro-américaines victimes du racisme d'Etat et de la police américaine. Mais aussi un mouvement pour demander ici la fin de l'impunité policière à l'encontre des policiers coupables de meurtres de jeunes de quartiers issus de l'immigration et à l'encontre des militants anti-capitalistes.

Tout comme aux Etat-Unis la France impérialiste garde les gènes de son passé et présent colonial et raciste. Il s'agit d'un combat d'actualité, d'un combat contre le même monde immonde qu'est l'impérialisme et son corrolaire: le racisme.

Sur notre fac les étudiants demandent  la condamnation des policiers impliqués dans les meurtres de jeunes issus de l'immigration ainsi que l'amnistie des réprimés lors des révoltes de la jeunesse notamment celle des quartiers populaires. 

Plus précisément sur notre fac nous demandons que soit remis au gout du jour la liberté d'afficher sans être arrachés, de tenir des tables d'expression politiques sans pressions de la part des vigiles.

Nous demandons  que les moyens énormes alloués à la répression et au dispositif sécuritaire sur notre université nommé Contrat Local de Sécurité soit réorientés vers les conditions d'études pour l'emplois de profs et de chargés de TD et vers les conditions des salariés: CDI non renouvelés, multiplication des CDD qui alourdissent le travail des personnels.

Des étudiants d'économie ici présents peuvent témoigner de leurs conditions d'études et de la sélection qu'ils endurent à cause de ce manque de moyens, dans certaines promos plus de 80% sont envoyés aux rattrapages.

Nous demandons à notre président d'université quelles sont ses engagements à ce propos, si réellement lui et l'université prétend défendre les valeurs de justice sociale d'Angela Davis ?

Pour terminer, est il normal qu'une université et un président qui prétend défendre des valeurs d'égalité, d'humanisme et de justice sociale entretienne encore un partenariat avec une université Israelienne? Une université d'un des derniers Etat au monde ouvertement colonial et raciste. En effet alors que la population de Gaza subit sièges et massacres, que les Palestiniens sont chassés de Jerusalem comme du reste de leurs terres, notre université entretien un partenariat avec  l'université de Bar-Ilan de Tel Aviv. Si notre université revendique la lutte pour les droits civiques elle doit répondre à l'appel international au boycot contre « Israel » à l'instar de ce qui se faisait contre l'Afrique du sud de l'apartheid. Rappelons que cette université israélienne comme les autres participent à l'effort de colonisation. Pour exemple un enseignant de cette université nommé Kedar chercheur au Centre d’Etudes Stratégiques de l’université qui a travaillé 25 ans dans l'armée coloniale déclarait en juillet 2014: "La seule chose qui pourrait dissuader un candidat à un attentat suicide serait qu’il sache que s’il est attrapé, sa sœur ou sa mère sera violée" Des propos poussant ouvertement aux crimes de guerres. Notre université ne peut tolérer un tel partenariat au contraire elle doit montrer au monde entier quelle refuse la colonisation et quelle s'inscrit au présent à coté des peuples opprimés dans les faits et non de manière symbolique pour sa notoriété.

Si notre université s'inscrit dans le combat pour l'égalité des droits civiques:

Que les moyens énormes alloués à la sécurité/répression soient orientés vers les conditions d'étude des étudiants et d'emplois des salariés!

Fin du partenariat avec l'université de Ban-Ilan !

Que l'amphi B2 soit renommé Georges Ibrahim Abdallah !

 

Comité anti impérialiste

anti.imperialiste@gmail.com

Local F307 -  Nanterre université

 

 


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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 20:36

 

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Non à la 3ème guerre du golfe !

Les impérialistes sont la source du problème et non la solution.

 

Le 19 août 2014, l'américain James Foley est enlevé et décapité en Syrie par des membres de l'Etat islamique (DAESH). Une nouvelle intervention « anti terroriste » est engagée par les forces US puis rejointe par le gouvernement Hollande.  En représailles, en Algérie, le 24 septembre 2014 d’anciens combattants d'AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) qui ont porté allégeance à l'Etat islamique, exécutent un randonneur français. Les images violentes diffusées ont marqué les esprits.

Mais pour autant qui peut croire que les bombardements des forces américaines, françaises anglaises… sont une solution pour les peuples ? Pourquoi cette intervention maintenant ?  Qui peut croire que nos dirigeants  politiques interviennent le cœur à la main et les larmes aux yeux ?

Rappelons-nous : il y a plus d'un an déjà, un chef djihadiste de la "rébellion Syrienne" arrachait le cœur d'un soldat de l'armée syrienne. Pourtant, c'était bien la France, les Etats-Unis, la Grande Bretagne qui finançaient et armaient via la Turquie et les pays du golfe, ces groupes djihadistes. Le but était alors de combattre le régime de Bashar Al Assad.

 En fait depuis toujours, le développement du "terrorisme islamiste" est une conséquence des ingérences impérialistes et des guerres de rapines qu'elles sèment à travers le monde. C'est un outil à géométrie variable pour gérer la crise du capitalisme en exportant la guerre et pour quadriller les peuples.

 

Comment peut-on expliquer ces nombreuses interventions de l’impérialisme ?

On se retrouve dans une situation assez proche de l'Afghanistan de 2001.

Après avoir soutenu les "combattants de la liberté" de l'Islam radical contre l'occupation par les troupes de l’URSS de Brejnev dans les années 1980, après avoir ravagé le pays et laissé l'Afghanistan à la merci des pires "fous de Dieu" sectaires, les principaux Etats impérialistes se sont ensuite présentés comme les sauveurs du peuple afghan en envahissant le pays (suite aux attentats du 11 septembre 2001).

En fait, cette « guerre contre le terrorisme » s'est ensuite généralisée en guerre contre tous les Etats qui refusaient de s'aligner sur les puissances occidentales. L’Irak, La  Libye, La Syrie, L’Iran, ont été présentés comme les pires régimes de terreurs [1]

Ainsi en Irak en 2003, l'armée US envahit l’Irak jusqu'à la chute et l'exécution de Saddam Hussein. Cette guerre d'occupation déclamée par les occupants comme une victoire de la démocratie a laissé place à une  partition du pays et à son déchirement entre minorités religieuses. Combien de morts à ce jour?

En 2011, en Libye, une nouvelle guerre est déclarée : guerre dans laquelle le soutien de la France aux djihadistes libyens contre le régime de Kadhafi est complètement assumé.  Le lynchage de Kadhafi est à l’époque applaudi par ces mêmes démocrates.

Ces mêmes djihadistes libyens se déplacèrent jusqu'au Sahel entrainant la soumission du nord Mali jusqu’à l'intervention de la France. Pour défendre ses intérêts, l'ancienne puissance coloniale put ainsi repositionner son armée dans un pays qu'elle avait du quitter depuis son indépendance formelle.

Enfin, ces mêmes djihadistes devinrent en partie les instructeurs des rebelles syriens puis irakiens...

 Rappelons l'essentiel: chaque intervention impérialiste a permis le renforcement de ces groupes. La "guerre contre le terrorisme" a échoué depuis l'Afghanistan.

Dans les déclarations officielles : les impérialistes proclament la lutte contre l’obscurantisme, le terrorisme,  pour la civilisation et la démocratie. Tout du moins, c’est leur profession de foi. Car dans la réalité, le quotidien  dans ces pays dits « libérés » : c’est le chaos, la division sectaire, la haine, les morts. Les talibans courent toujours et les forces de l'islam radical agissent désormais sur des territoires bien plus vastes. Les guerres contre le terrorisme, contre le djihadisme n'ont jamais été menées contre les puissances régionales (les pétromonarchies du golfe en tête) qui financent ces groupes locaux.

 

Libye, Syrie, Irak: Quand l’impérialisme attise le feu !

Depuis le "Printemps arabe", les groupes djihadistes idéologiquement proches d'Al Qaïda ont régulièrement été reconsidérés comme des "modérés", opposés aux tyrans locaux quand les intérêts impérialistes l’exigeaient. C'est-à-dire, quand ils pouvaient permettre de faire tomber des régimes en place et de mettre au pouvoir des gouvernements qui ouvriraient de nouveaux marchés (pétrole notamment) [2]. Seuls ceux qui étaient considérés comme le "noyau dur" des djihadistes étaient visés par des opérations militaires dites ciblées (drones, attentats, etc.), les autres groupes ont été armés par le conflit syrien et libyen via par exemple la "Brigade Yarmouk" en Jordanie prétendue modérée. En fait, depuis des années, les mots: Al Qaïda ou "terrorisme" sont des termes utiles pour propager la peur et justifier des guerres. 

La guerre contre le terrorisme est un étendard de la bourgeoisie (comme le prétendu "choc des civilisations") pour servir les intérêts impérialistes et obtenir l'approbation populaire pour la guerre. Depuis 3 ans, la bourgeoisie impérialiste à minimisé ou caché la nature de ce qui existait sous l'étiquette de "rébellion syrienne" pour tenter de faire tomber le régime Al Assad (allié économique de la Chine et de la Russie). Il était pourtant clair que depuis 3 ans, ce n'était pas des ingénieurs et des "cadres" pro-occidentaux de l'Opposition libre à Bachar Al Assad qui dirigeaient sur le terrain les combattants de l'armée syrienne libre et qui contrôlaient des régions entières... En fait les impérialistes ont d’abord soutenu  l'Etat islamique en Syrie contre le régime de Bachar. En même temps, ils dénonçaient les agissements du même EI en  Irak. En s’appuyant sur cette contradiction, l'Etat islamique a pu se renforcer.

Aujourd’hui les impérialistes n'interviennent pas pour sauver les Yézidis et pour soutenir les Kurdes progressistes d'Irak ou de Turquie (qui subissent répressions et assassinats depuis des années). Cet EI est l’enfant des turpitudes impérialistes dans la région. Enfant bâtard qui leur échappe et qui a pris possession des gisements, de ressources gazières et des barrages. Ces richesses qui étaient aux mains des géants américains depuis le démantèlement de l'Irak en 2003. 

Aujourd’hui, les Etats impérialistes s’indignent des agissements de l’EI. Pourquoi l’indignation face à ces crimes ne s’est manifestée publiquement qu’à la mort de James Foley? Pourquoi les morts causés par les bombardements de civils pendant plus de 10 ans de guerre contre le terrorisme n’ont-ils pas indigné les politiques et les médias? Pourquoi l'armement de ces islamistes en Syrie ainsi que leurs nombreuses exactions contre la population syrienne n'ont-ils choqué personne?

L'indignation est tout à fait légitime car elle est la manifestation même de notre humanité. Comment rester insensible  devant des actes atroces, filmés et mis en scène. Mais notre indignation ne peut être sélective. La vie d'un journaliste occidental vaut autant que la vie de ces milliers de victimes des interventions militaires de la France et des Etats-Unis.  La manipulation des haines et  la propagation des peurs font partie des stratégies de ces états impérialistes. Une vieille méthode utilisée de trop nombreuses fois.

Aussi, nous devons combattre l'idée véhiculée par notre propre Etat impérialiste qui consiste à construire l'image d'une opposition entre un "monde civilisé" et un "monde de la barbarie". Un monde où barbares barbus armés de sabres et assoiffés de sang, se développerait. Des barbares qui ravageraient tout sur leur passage et créeraient le chaos. Face à ce monde : un autre celui de la civilisation, du progrès et de la démocratie. Cette image vieillie est tronquée. C’est une vieille recette qui a permis aux états capitalistes de coloniser et une nouvelle fois reproposée, dont le but est de légitimer ces nouvelles guerres.   Elle est retravaillée par ces dirigeants et un certain nombre de médias afin de justifier les guerres, afin de satisfaire les besoins du capitalisme en crise et de sa perpétuelle nécessité de conquérir de nouveaux marchés par la guerre.

 

Des massacres impérialistes au nom de la lutte anti terroriste.

L'intervention peut être légitimée pour  différents prétextes : comme la "présence d'arme de destruction  massive" en Irak ou la barbarie de Kadhafi contre son peuple, etc. Des guerres dont l’histoire a prouvé qu’elles ne mènent qu’aux démembrements de nations entières comme en Irak, en Libye puis en Syrie et qu’elles ne laissent place qu’à des crimes fratricides entre minorités religieuses.

 Les exactions des armées d'occupation comme le viol et le meurtre de la jeune irakienne de 14 ans nommée Abeer par un soldat du "monde libre" ne sont pas moins odieuses que les décapitations horrifiques de l'EI. L’horreur n’a pas de frontière.

C'est un fait reconnu : les crimes de masse, les exactions et humiliations  commis par l'armée d'occupation américaine en Irak qui ont été médiatisés depuis les révélations de Wikileaks, ont renforcé la présence, le recrutement et le développement de  ces groupes djihadistes sectaires. 

Enfin, la mise en place et le soutien de régimes qui s'appuient sur une partie ethnique ou religieuse de leur population pour se maintenir au pouvoir (comme celui de l'Irak à dominante chiite qui a systématiquement marginalisé les sunnites) sont également des constantes coloniales qui ont régulièrement mené les peuples à s'entredéchirer. Pour le cas de l'Irak, tout cela a contribué à développer le terreau fertile du fanatisme et permis aux djihadistes de se présenter temporairement comme des sauveurs auprès des sunnites. 

Les islamistes sont bel et bien des forces féodales avec des conceptions rétrogrades qui consistent à imposer la charia, à persécuter les minorités, à soumettre les femmes et à mener la guerre sainte contre d'autres tendances de l'Islam, notamment les chiites considérés comme des hérétiques dignes d'un seul sort: la mort. Mais ils sont avant tout les pantins utiles de l'impérialisme. Ils sont le prétexte rêvé pour que les puissances puissent réinstaller des bases militaires, soumettre les peuples et réduire ici nos libertés... En fait, le financement et l'idéologie de tous ces groupes proviennent des alliés des Occidentaux dans le Golfe. Les prédicateurs du Golfe continuent à alimenter la guerre sectaire par tous les moyens possibles. Sans viser les promoteurs et les pourvoyeurs de fonds du djihadisme que sont l'Arabie Saoudite et le Pakistan, la guerre contre le terrorisme est une mise en scène macabre. Sans stopper les interventions occidentales à répétition et le soutien des djihadistes comme en Libye ou en Syrie, le terrorisme local continuera à prospérer.

 

Gérer la crise du capitalisme à l'extérieur et à l'intérieur.

 

Notre époque est celle de la seconde crise générale du capitalisme, cela signifie que les capitalistes ne peuvent plus générer autant de bénéfices dans la production déjà existante. D'un coté, ils sont contraints de réduire les coûts de production en détruisant les forces productives, en délocalisant ou en fermant des usines, en détruisant nos droits par l'austérité et le démantèlement des acquis sociaux. De l'autre coté, ils cherchent à se repartager le monde et se battent (directement ou indirectement) pour que les marchés leur reviennent comme c'est le cas actuellement en Ukraine ou en Syrie face à la Russie. La guerre qui génère la destruction de nations entières et le meurtre, permet d'ouvrir de nouveaux marchés et de relancer la production (pour la reconstruction du pays, l'exploitation des richesses, par la vente d'armes, etc.). Par dessus tout, ces guerres peuvent mener à un nouvel  affrontement mondial entre les grandes puissances impérialistes concurrentes et leurs alliés réciproques.

 

La rhétorique de la "guerre contre le terrorisme" permet également de répondre à un autre impératif: Gérer la crise à l'intérieur des pays impérialistes. . . La "menace terroriste" accrue par les interventions, permet d'instaurer de nombreuses lois de surveillance. Lois qui renforcent l’état de la contre révolution préventive qui a éclos  avec le passage du capitalisme pré -monopoliste au capitalisme des monopoles c’est à dire l’impérialisme. Les nouvelles lois anti terroristes permettent d'arrêter quiconque suspecté de rejoindre ou de soutenir un "mouvement terroriste" (c'est à dire avant même qu'un acte soit commis et il pourrait s'agir, entre autre, d'un soutien à la résistance Palestinienne). C'est un nouveau tournant dans l'arsenal répressif dont dispose les Etats impérialistes . Ce genre de lois "extra judiciaires" pour les terroristes tout comme le droit de prélever l'ADN ou bien la rétention de sureté [3] (qui était à l'origine censée s'appliquer uniquement aux pédophiles) pourront en définitive, s'appliquer à quiconque suspecté de menacer l'ordre établi... L'affaire des "terroristes" de Tarnac en est un bon exemple.

la guerre contre le terrorisme permet, aussi, aux impérialistes d'agiter comme un hochet le spectre de l'ennemi intérieur ( cf le musulman) afin de diviser le Peuple et de légitimer les restrictions des libertés publiques qui ont été réduites en peau de chagrin depuis l'aggravation de la seconde crise générale du capitalisme. Le capitalisme peut ainsi continuer à gérer sa crise en détruisant nos droits à l'intérieur et en semant la guerre à l'extérieur. 

Aujourd'hui, la France dirigée par Hollande et Valls, fidèle à la longue tradition socialiste belliciste est l'une des nations les plus interventionnistes du monde: au Mali, en Centrafrique, en Irak… Nous devons refuser chacune de ces guerres, nous devons soutenir les peuples qui luttent pour une alternative à la barbarie capitaliste et contre les forces rétrogrades.

 

Seule une alternative radicale au système de production capitaliste intrinsèquement opposé aux intérêts des masses populaires, permettra d'éviter une nouvelle guerre mondiale. Notre période est aussi objectivement celle de la reconstruction des forces révolutionnaires. Apportons notre pierre à l’édifice.

 

Non aux interventions militaires de la France impérialiste !

Contre le capitalisme et les guerres impérialistes !

Vive la lutte des peuples contre l'impérialisme et ses valets!

 

Comité anti-impérialiste


[1] Nous ne remettons pas en cause ici les nombreux crimes de ces régimes réactionnaires, mais la tendance systématique de nos dirigeants à les combattre uniquement quand cela rejoint leurs intérêts économiques. Les régimes fascistes du golfe, de Turquie et bon nombre de régimes connus pour leurs exactions ne subissent pas le même traitement politique et médiatique.

[2] Bien que ces groupes proclament une guerre ouverte à la culture occidentale, leurs politiques ne consistent jamais à couper les relations économiques semi coloniales avec les impérialistes occidentaux.

[3] Loi Dati de 2008 permettant de maintenir en détention toute personne pouvant être susceptible de récidiver après avoir purgé sa peine. Censé s'appliquer aux pédophiles il s'applique en fait parfaitement aux prisonniers politiques qui refusent de renier leurs combats. C'est le cas de Georges Ibrahim Abdallah.

 


 

 

 

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 20:32

 

poing-rouge (1)

 

De la Palestine occupée à la France de Hollande

La France impérialiste n'est pas extérieure au conflit en Palestine occupée. Elle n'a jamais été neutre. Elle finance, soutient et arme les meurtriers de l’armée sioniste. A l’étranger, elle mène des guerres en Syrie, au Mali, en Centrafrique ... Ses intérêts sont inconciliables avec la liberté des peuples et ici en France, elle mène une guerre déclarée aux nouvelles classes dangereuses et à l'ensemble du monde ouvrier. Elle est sur deux fronts mais avec un seul visage : le visage hideux du capitalisme. Mais les peuples ont montré à maintes reprises que ce sont eux qui font l’histoire. Face à une des plus grande armée du monde soutenue par les puissances impérialistes, Gaza a résisté, Gaza a lutté. Grand foyer historique de la résistance, Gaza s’est maintenue. En France, ce qu’on a nommé communément depuis deux mois « guerre à Gaza » et qui est en réalité l’énième « massacre de Gaza » a été présentée, comme à l’accoutumée, comme une guerre déclenchée par le Hamas qui ne supporterait pas la présence de l’entité sioniste par fanatisme et antisémitisme. Alors que la nature du conflit reste la même : l’occupation d’un Etat colonial et les conséquences dramatiques pour tout un peuple depuis des décennies. Suite au tumulte politico-médiatique qu’il y a eut en France autour du « danger Hamas », de la montée de l’islamisme et de l’antisémitisme causés par une jeunesse des quartiers populaires qui serait par essence islamiste et antisémite, il semble urgent de remettre les pendules à l’heure en rappelant quelques faits évidents.

 

Gaza : un massacre de plus et la poursuite de la colonisation

La bande de Gaza qui compte près de 1,7 million d’habitants dont plus de 60% ont moins de 18 ans est un territoire minuscule de 41 km de long et de 6 à 12 de largeur dont les gazaouis ne peuvent pas sortir. En somme, une véritable prison à ciel ouvert dont près d’un tiers de la population vit dans des camps de réfugiés. Plus de la moitié de la population est constituée de réfugiés et de leurs descendants qui ont été chassés de la Palestine historique suite à la colonisation sioniste. Le dernier massacre en date (juillet-août 2014) a causé la mort de plus de 2000 gazaouis et 2000 palestiniens de Cisjordanie et de Gaza ont été arrêtés. Aujourd’hui on compte plus de 7000 les palestiniens emprisonnés dans les prisons sionistes. Les palestiniens arrêtés lors du bombardement à Gaza n’ont actuellement aucun droit. La convention de Genève qui régit les prisonniers de guerre n’est pas appliquée. (cf : Les prisonniers de guerre à Gaza, France Inter).

De plus, le 31 août Netanyahou a annoncé la colonisation de 400 hectares de terres en Cisjordanie, à Gva’ot près de Bethléem. Depuis 2009, le nombre de logement construit pour les colons en Cisjordanie est passé de 1600 à 2200. Le 22 août dernier, Khalida Jarrar, députée FPLP a été sommée de quitter Ramallah par le tribunal militaire sioniste qui l’accuse de « mettre en danger la sécurité de la région ». Cette députée était en charge du dossier des détenus palestiniens en « Israël ». Aujourd’hui c’est près d’une trentaine de membres du parlement palestinien y compris son président qui sont détenus par l’état colon.

L’impérialisme français comme soutien indéfectible à l’Etat colonial

Ces faits rappellent que la colonisation et les massacres se poursuivent en Palestine, ce que les discours de nos politiques en France n’abordent jamais. En effet, à entendre Fabius, ministre des affaires étrangères et Hollande, le soutien de la France à « Israël » qui attaquait Gaza était tout à fait justifié. Reprenant le discours sioniste qui tentait de légitimer l’attaque de Gaza, l’état français PS a été beaucoup plus loin en criminalisant le soutien au peuple palestinien. En effet, soutenir un peuple qui se fait massacrer serait de l’antisémitisme. Le summum a été atteint avec l’interdiction de manifester décrétée par Hollande pour la manif prévue le 18/07.

 

Diviser et régner : Comment l’Etat PS tente de diaboliser la jeunesse des quartiers populaires

Diviser et semer la méfiance envers la jeunesse de « banlieue ». Diviser et défendre par tous les moyens la « République française » menacée dans ses « valeurs » et en crise. Tel est le credo déjà bien usé du pouvoir actuel. Tel est du moins celui de Manuel Valls, premier ministre de l’Impérialisme français. Le discours de Manuel Valls, lors de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv, dimanche 20 juillet 2014, est un discours de guerre intérieure. Cette commémoration concerne la destruction des Juifs d’Europe et la collaboration active de l’Etat français dans ce crime contre l’humanité. Elle ne concerne a priori ni les banlieues ni le Proche-Orient. Mais pour Manuel Valls la liaison est établie. Lors de son discours, il a dénoncé le « nouvel antisémitisme » qui proviendrait de l’antisionisme et qui animerait les manifestations de solidarité avec Gaza. Or, selon M.Valls, cet antisémitisme newlook est porté par une jeunesse des quartiers populaires « sans repères, sans conscience de l’histoire ». Mais surtout, les manifestations de solidarité avec la Palestine sont caractérisées par le pouvoir socialiste comme l’expression d’un conflit larvé entre musulmans et juifs et comme expression de l’antisémitisme. D’où la conclusion de Valls qui justifie certaines interdictions de manifester : « La France ne laissera pas alimenter l’affrontement entre communautés ». Mais le mot vague de « communauté » ne suffit pas. Valls est un homme précis. Il pointe du doigt. L’ennemi de la République est désigné sans vergogne. Qui est responsable de ce supposé affrontement entre communautés?  C'est la jeunesse des quartiers populaires qui est explicitement et globalement accusée d’antisémitisme. Notons-le, cette jeunesse est considérée comme étrangère au pays : elle « importe le conflit ». Elle importe le fanatisme étranger.  Pour criminaliser la solidarité qui commence à s’exprimer avec Gaza, le premier ministre de l’Impérialisme français joue la carte de la peur et de l’opposition ethnique. Les choses sont claires : la solidarité avec un peuple occupé et martyr et la dénonciation des crimes de guerre par une armée d’occupation ne sont pas des causes politiques dignes. Elles sont l’expression du racisme d’une communauté ou de sa jeunesse. Cela relève d’un immonde conflit ethnique et religieux. Au fond, pour Valls et ses épigones, être solidaire de la Palestine, c’est être un raciste. Et le coupable, c’est la jeunesse, arabe, noire et musulmane de France. Encore une fois et comme toujours. C’est la psychose française.

La  République française à l’heure de la crise mondiale du capitalisme vit la montée du fascisme, comme partout en Europe, une montée centrée sur la dénonciation des immigrés du « Tiers-Monde », de l’Islam, des Roms et autres minorités. Une grande partie de la bourgeoisie française partage la conception du monde du « choc des civilisations ». Dans cette conception, c’est l’Occident en y incluant « Israël » qui doit mener une guerre défensive contre la barbarie de l’Islam menaçant. C’est donc la cohérence des objectifs impérialistes de la France qui est en jeu ainsi que la division du monde ouvrier et populaire. L’orientation de la « politique étrangère » française c’est la lutte contre le terrorisme islamiste avec son prolongement : la lutte contre l’ennemi de l’intérieur qui pourrait nourrir ce terrorisme. C’est une politique qui attise l’ethnicisation de la société. C’est la même orientation que celle des néo-conservateurs américains. Celle qui a ravagé le Moyen-Orient en décuplant les forces de ce qu’on nomme l’Islam radical. Son fondement c’est évidemment non la défense de la démocratie mais celle des intérêts capitalistes. La gestion de la crise capitaliste par les autorités françaises passe par les interventions militaires plus ou moins directes (en Libye, au Mali, en Centrafrique, en Syrie, en Irak). A l’intérieur, la bourgeoisie gère la crise en diabolisant et réprimant les jeunes des quartiers populaires.

Il est essentiel de dénoncer la lecture « choc des civilisations » du monde, imposé par les bourgeoisies impérialistes qui tentent par là de maquiller leurs guerres de rapine ainsi que la montée du fascisme en Europe. L’essentiel des conflits armés contemporains sont nés des politiques impérialistes qui tentent de gérer la crise capitaliste que nous connaissons et qui s’en prennent en premier lieu aux masses populaires d’ici et d’ailleurs. Dénoncer l’impérialisme, ses guerres extérieurs et intérieurs est une nécessité tout comme défendre nos camarades enfermés pour avoir lutté contre ce même impérialisme. C’est le cas de Georges Ibrahim Abdallah, enfermé depuis 30 ans en France, libérable depuis plusieurs années mais maintenu en prison par l’Etat PS car ce militant communiste, pro palestinien a toujours refusé de renier ses engagements. D’ailleurs, lors des différentes manifs en soutien à Georges Abdallah, un militant Alain Pojolat, a été désigné par les autorités comme responsable. Il est aujourd’hui poursuivi et nous appelons à le soutenir.

Aujourd’hui, le mouvement de solidarité avec la Palestine souffre d’une division et d’un manque de clarté politique. Les organisations, groupes politiques sont divisés entre ceux qui défendent une « paix » entre colonisés et colons et ceux qui défendent le droit à l’autodétermination du peuple palestinien, à la libération nationale et au retour des réfugiés palestiniens. Fédérer le mouvement pro-palestinien autour de conceptions anti-colonialiste et anti-impérialiste claires est essentiel : pour la libération du peuple palestinien, condamner franchement le sionisme et la complicité des pays impérialistes dont la France en premier lieu car il s’agit de notre propre impérialisme.

La présence en masse de jeunes issus des quartiers populaires et de l’immigration aux manifestations de cet été n’est pas passée inaperçue aux yeux des politiques qui les ont rapidement dénigré. La démonstration de solidarité de cette jeunesse a été durement réprimée le 19 juillet à Barbès suite à l’interdiction faite par Hollande de manifester. Ce sont plusieurs dizaines de personnes qui ont été interpellés dont plusieurs ont écopé de 3 ans ferme pour « participation à une manifestation interdite et rébellion ». Mais quand est-il de la dissolution de la LDJ ? Cette milice paramilitaire sioniste qui avait crée la polémique cet été suite à des vidéos illustrant leurs actions qui consistent à passer à tabac tout pro-palestinien et plus largement toute personne ayant un faciès magrebin. La LDJ est connu pour ces nombreuses agressions qui ont rarement été condamnées. Le gouvernement qui avait envisagé publiquement la dissolution de ce groupe de nervis n’a jamais donné suite à l’affaire. Par contre, ceux qui ont bravé l’interdiction de manifester à Barbès n’ont pas été oubliés ! La campagne pour exiger la dissolution de la LDJ doit faire partie des préoccupations du mouvement de solidarité avec la Palestine tout comme le soutien avec les réprimés.

Il nous faut un mouvement de solidarité avec la Palestine qui soit organisé et clair sur ses positions politiques : condamnant le sionisme comme une forme de colonialisme, soutenant franchement la résistance palestinienne et dénonçant la complicité de l’Etat français. Au-delà de la question palestinienne, nous avons besoin d’un mouvement anti-impérialiste, en France, qui dénonce et se bat contre les méfaits des politiques impérialistes et qui regroupe tous ceux qui pensent que le capitalisme est un horizon dépassable.

VIVE LA RESISTANCE PALESTINIENNE CONTRE L’ETAT COLONIAL !

VIVE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE DES PEUPLES !

A BAS L’IMPERIALISME ET LE SIONISME !

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 22:06
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Faut-il soutenir le Hamas ? Faut-il le soutenir comme force de résistance palestinienne ou le condamner pour ses conceptions fondamentalistes féodales ? A l’heure où une nouvelle pluie de fer s’abat sur le peuple palestinien, cette question peut sembler oiseuse ou secondaire. En fait, elle est décisive car elle détermine la nature de notre soutien à la cause palestinienne et la clarté politique du mouvement de solidarité. On sait aussi que c’est précisément sur cette question du soutien au Hamas que la propagande favorable à la colonisation de la Palestine se déchaîne. A l’heure de la prétendue guerre occidentale contre le « terrorisme islamique » cette question cristallise tous les efforts dans la guerre idéologique en cours.
 
Pour en comprendre l’enjeu il faut avoir en tête trois choses. 1) La colonie sioniste prétend désormais mener sa guerre non contre les Palestiniens mais contre le seul Hamas. Cette affirmation est un refrain connu. En 2001, au cours de la seconde Intifada , Sharon prétendait que c’était l’Autorité Palestinienne d’Arafat qu’il fallait détruire en la déclarant « régime terroriste » 2) Le Hamas[1] est considéré comme organisation terroriste par l’UE et les USA et donc toute attaque contre cette organisation est de facto légitimée. L’UE européenne et la France en tête ont soutenu la nouvelle destruction de Gaza en accusant les Palestiniens d’en être les premiers responsables. Ils soutiennent la « sécurité » d’Israël. Or la sécurité, le calme et l’ordre pour le si pauvre et si menacé « Israël » c’est l’occupation, les massacres, le siège et la destruction des droits du peuple palestinien. De son côté, comme pour toutes ses opérations militaires précédentes depuis la Nakba, le but de la colonie sioniste « Israël » est de faire disparaître le mouvement de résistance palestinien et d’obtenir une reddition à long terme. Or, le Hamas est la principale force qui ne courbe par trop l’échine depuis la dégénérescence de la Résistance sous l’Autorité Palestinienne. 3) Sur cette question, les principaux groupes et mouvements qui appellent en France au soutien de la Palestine entretiennent la plus grande confusion et ne défendent aucun principe clair. Au nom le plus souvent d’un rejet abstrait et inconséquent de l’islamisme et en l’absence de positions révolutionnaires.
 
La réponse à la question du soutien au Hamas est pourtant extrêmement simple pour un mouvement de solidarité internationale qui soutient la cause des peuples. Nous sommes contre la colonisation de la Palestine qui est une forme de la domination impérialiste au Proche-Orient. Nous sommes contre les atrocités commises par les sionistes soutenus militairement, financièrement, politiquement par les pays impérialistes, en premier lieu par les Etats-Unis et l’Union Européenne et nous sommes contre ce qui rend possible ces atrocités : la direction du monde par le capitalisme à son stade impérialiste. Nous devons donc soutenir toute force issue du Peuple palestinien qui résiste objectivement à la colonisation de la Palestine et à la domination impérialiste sur le Proche-Orient. Cela signifie que 1) Le fait que le Hamas dirige actuellement le mouvement de résistance aux agressions contre le peuple palestinien ne modifie pas notre solidarité. 2) Nous soutenons les actions armées du mouvement de résistance sans partager ni l’idéologie du Hamas qui influe sur sa conception de la libération de la Palestine ni à plus forte raison les absurdités contre-révolutionnaires que l’on trouve dans sa charte publiée en 1988. 3) Que seule la faiblesse du mouvement communiste et des forces révolutionnaires explique cette situation car cette situation est due à l’absence d’un grand mouvement révolutionnaire au Proche-Orient.
 
Sur la question palestinienne, la démarcation est claire et doit être inlassablement rappelée : en Palestine occupée il y a un oppresseur et il y a un opprimé. La critique éventuelle des conceptions qu’ont les opprimés – i.e les forces palestiniennes qui résistent à la colonisation- n’a de sens que lorsque cette ligne de démarcation principale est clairement définie et assumée. En d’autres termes, la critique des conceptions du monde présentes dans les cerveaux des acteurs de la Résistance palestinienne est tout à fait légitime mais cette critique est subordonnée au soutien à cette même Résistance. A nos yeux par exemple la domination de la Palestine est une affaire de lutte des classes à l’échelle locale et internationale et non un conflit ethnique et religieux[2]. Toute conception pessimiste qui fait du conflit au Proche-Orient l’expression d’un conflit entre religions ou civilisations est erronée. Et il est évident que pour les tenants de l’Islam politique c’est le contraire qui est vrai. Mais en aucune façon la nature des conceptions du mouvement national palestinien n’est un préalable à la solidarité internationale, en particulier pour nous ici dans un centre impérialiste.
 
Une fois ces points de base établis, il faut clarifier ce que signifie mener la lutte contre des idées réactionnaires qui existent parmi les opprimés et parmi leurs soutiens. De quel point de vue peut-on critiquer un opprimé qui se « trompe » lorsqu’il se révolte ?  Rappelons-nous à ce titre la phrase de Sartre à propos de ceux qui critiquent de l’extérieur le combat des opprimés : « pour mériter le droit d’influencer les hommes qui luttent, il faut d’abord participer à leur combat ». Les condamnations morales et idéalistes sur les conceptions erronées, les abus et les dérives de ceux qui luttent sont définitivement vaines. Elles sont au mieux inutiles et sans effet et en réalité elles sont réactionnaires. Il faut donc participer au combat pour le critiquer.
 
Participer au combat pour la Palestine libre c’est évidemment s’opposer au sionisme et à ses soutiens internationaux et c’est nécessairement soutenir l’autodéfense, l’autodétermination, la résistance armée et toutes les formes de lutte de ceux qui subissent le joug colonial. Précisons et soyons concrets. Qu’est-ce qu’on entend par la Résistance Palestinienne aujourd’hui ? C’est en premier lieu les factions armées de chaque organisation palestinienne : Les Brigades Ezzedine Al Qassam du Hamas, les brigades Al Quds du Jihad islamique, les brigades Abu Ali Mustapha du FPLP, les brigades de la résistance nationale du FDLP et les brigades Al Aqsa du Fatah. Ces forces matérialisent la volonté de résistance d’un peuple. Sans elles la cause palestinienne aurait disparue dans les limbes de l’histoire. Elles sont un rempart contre le nettoyage ethnique pratiqué par les sionistes depuis des décennies. Ces forces armées ont fait du réfugié exclu de sa patrie un combattant, parfois un révolutionnaire. Les actions armées montrent aussi que quelque soit la disproportion des forces, il est toujours possible d’infliger des pertes à l’ennemi, de toucher ses points faibles et de réduire en cendres son mythe de l’invincibilité. Le mouvement de solidarité se doit de mettre en avant ces faits héroïques et riches d’enseignements. On ne peut s’en tenir à dénoncer les atrocités de l’armée d’occupation et à appeler au boycott et aux sanctions internationales. Le droit de se défendre par les armes est primordial. Aujourd’hui, les forces militaires de la Résistance palestinienne se coordonnent ponctuellement pour répondre aux agressions de l’occupant mais elles ne partagent pas comme nous allons le voir de stratégie commune de libération de la Palestine depuis l’autodestruction de l’OLP ou son remplacement par l’Autorité Palestinienne à travers les accords d’Oslo en 1993.
 
Rappelons notre position. La question du soutien au Hamas est à la fois une question concrète et une question de principe. Les révolutionnaires soutiennent sans ambigüité les forces qui agissent et qui résistent objectivement à l’impérialisme sans pour autant nécessairement partager toutes leurs conceptions. En fait, dans une situation d’oppression, les idées qu’ont en tête ceux qui résistent ne constituent pas la question principale. Ce qui compte c’est ce qu’ils font. Ce qui compte, c’est leur lutte objective. C’est le point de vue du matérialisme historique comme l’a magnifiquement montré Engels dans La guerre des paysans en Allemagne. Il faut participer à cette lutte objective pour influencer le combat dans un sens progressiste ou révolutionnaire. C’est là une des grandes leçons du marxisme. Nous rappelons donc ici une question de principe. Les révolutionnaires des pays impérialistes soutiennent les soulèvements contre l’impérialisme y compris lorsque leur direction politique effective propage des conceptions rétrogrades. Cette position n’est en rien paradoxale[3]. C’est celle de l’internationalisme prolétarien. Le mouvement communiste a toujours appelé à défendre ceux qui luttent contre les ennemis des masses populaires y compris en l’absence de mouvement révolutionnaire. Devait-on condamner au XIXème siècle la résistance à la colonisation française en Afrique de l’Ouest dirigé par l’Almamy El Hadj Samory Touré  ?  Devait-on condamner Abdelkrim El Katthabi, grand dirigeant de la guerre du Rif dans les années 1920 au Maroc. Ces deux dirigeants étaient les plus redoutables opposants à la colonisation française dans cette région, mais il n’est pas sûr qu’ils partageaient entièrement  les conceptions démocratiques modernes. D’ailleurs, les conceptions « modernistes » des colonisateurs européens ont toujours été un argument phare pour, au nom de la lutte contre l’obscurantisme, exercer la pire domination « civilisée » et même l’extermination des autres peuples.
 
Mais, nous l’avons dit, si les révolutionnaires soutiennent l’opposition objective à la domination ils ne propagent pas d’illusions ou de fausse neutralité quant aux lignes politiques qui peuvent mener à la victoire ou à la défaite les peuples opprimés. Les révolutionnaires rejettent sans ambigüité les idéologies réactionnaires comme l’Islam politique. Non parce que l’Islam politique s’oppose aux pseudos « valeurs libérales » des démocraties capitalistes mais parce qu’il opprime les masses populaires et les soumet à l’ordre impérialiste dominant. Même sans prendre des formes fascistes ouvertes (comme c’est le cas par exemple dans le Golfe, en Lybie, en Irak, en Syrie, au Soudan, au Pakistan et dans tous les mouvements takfiristes) l’Islam politique est une arme politique au service des classes bureaucratiques, compradores et féodales qui dirigent les régimes arabes ou les pays à majorité musulmane. Ces classes dominantes au nom d’une doctrine de religion politisée s’opposent en fait aux aspirations démocratiques des classes populaires et à la libération des peuples. L’opposition culturelle à « l’Occident impie » ne va pas jusqu’à rompre avec son système économique, avec ses relations financières et avec ses forces armées. L’anti-occidentalisme n’est pas un anti-impérialisme.  Au contraire, l’Islam politique aide partout à la perpétuation de la domination impérialiste soit en passant des accords directs de cogestion militaires et économiques avec les puissances impérialistes soit en développant d’atroces guerres sectaires.  L’Islam politique est un ennemi idéologique et politique pour les masses populaires en ce qu’il est un facteur de plus de renforcement de l’impérialisme et d’oppression des masses populaires non en ce qu’il serait la menace principale contre la « Civilisation » et « l’Empire du Bien ».
 
D’autre part, aujourd’hui en Palestine occupée, le problème principal ce n’est pas le Hamas mais l’Autorité Palestinienne (AP). La mise en place de l’AP a littéralement détruit le mouvement national palestinien et elle signifie le renoncement à tous ses objectifs de libération nationale. Cette situation concrète, apparue clairement depuis 1993, ne permet pas au mouvement de solidarité avec la Palestine de garder le même discours que dans les années 1980. Toutes les forces qui acceptent le cadre politique et le leadership de l’AP ont rompu avec le programme de libération de la Palestine. C’est pour cette raison précise qu’il ne sert à rien d’opposer aujourd’hui le projet d’une Palestine démocratique (multiconfessionnelle, multiethnique) défendue historiquement par l’OLP au projet islamiste du HamasCe projet démocratique ne correspond pas à la pratique actuelle des forces de l’OLP, y compris de son aille gauche. Si on ne part pas de cette réalité, on vend des illusions.  L’Autorité Palestinienne, mise en place par les accords d’Oslo, a toujours été la négation même de la Palestine démocratique. En effet, l’AP entérine le fait accompli de la colonisation, elle accepte la défaite et elle se construit sur la reconnaissance de la « légitimité » du sionisme. Les accords d’Oslo et les élections palestiniennes sous occupation de 2006 ont créé une grande démoralisation. Les colons sionistes contrôlent 42% de la Cisjordanie et ¼ des Palestiniens de cette zone dépendent des emplois de l’AP. L’AP condamne toute réaction populaire à l’occupation, qu’elle soit armée ou non, elle représente la docilité sans limite de la grande bourgeoisie palestinienne. Ce n’est même pas un semblant d’Etat car il n’y a pas de droit sur l’eau, sur la terre et sur l’espace aérien. L’AP exerce une oppression intérieure. Elle est le bras armé d’une autogestion de la répression par la bourgeoisie compradore palestinienne.
 
C’est pour cette raison concrète que présenter aujourd’hui sans analyse critique la gauche palestinienne et son mot d’ordre de Palestine démocratique comme une alternative au Hamas est une imposture qui n'aide malheureusement en rien le peuple Palestinien. Cela ne permet ni de comprendre les enjeux actuels, ni de soutenir efficacement la lutte du peuple Palestinien. Certes, les conceptions historiques et les actions de la gauche palestinienne (principalement le Front Populaire de Libération de la Palestine –FPLP- et le Front Démocratique de Libération de la Palestine-FDLP) sont de loin les plus avancées de ce qu’a produit la Résistance palestinienne dans les années 1970 et 1980. Après 1993, il y a même eu des tentatives de construire un nouveau « front du refus » des accords d’Oslo. Mais aujourd’hui, la pratique principale des forces de la gauche palestinienne c’est leur participation critique aux instances issues des accords d’Oslo et la dilution du combat populaire dans les ONG qui encadrent la population. Ces forces ont majoritairement abandonné la lutte armée, leurs militants sont financés par des ONG qui dépendent de l’impérialisme, elles ont accepté la répression de l’AP contre le Hamas. C’est cette capitulation qu’il faut en premier lieu critiquer plutôt que de nourrir l’illusion que le visage de la résistance palestinienne est aujourd’hui celui de Leïla Khaled[4]. Se servir du mouvement révolutionnaire palestinien des années 1970 pour cacher ce qu’il est devenu ne sert en rien la cause des peuples. Si les masses palestiniennes se sont tournées vers le Hamas c’est pour des raisons concrètes de résistance à l’occupation et non par abandon du beau projet démocratique. En résumé, la force relative du Hamas n’est qu’une conséquence de la capitulation de l’OLP.
 
Quelle est la nature du Hamas aujourd’hui ? Le Hamas a une triple caractéristique : 1) C’est une organisation nationale palestinienne qui a refusé jusqu’ici la pacification et la collaboration avec l’occupant contrairement à la direction de l’OLP depuis 1993. Avec ses œuvres sociales, c’est la raison de son succès dans les masses palestiniennes 2) Le Hamas est désormais candidat à la gestion politique des territoires occupés de 1967. Il a déjà déclaré depuis 2006 qu’il était prêt à renoncer à la lutte armée si les occupants sionistes quittaient les terriroires occupés depuis 1967.  S’il intègre l’Autorité Palestinienne dans un gouvernement d’unité nationale, il entérinera de fait les accords d’Oslo et ses institutions. A ces débuts comme force de résistance, en 1988, le Hamas refusa d’intégrer l’OLP mais il participe depuis 2004 à la « vie politique » sous occupation. Cela signifie que la question d’en faire un « partenaire » dans les négociations est posée depuis cette date pour les impérialistes et les sionistes. 3) Le Hamas défend l’idée que l’Islam politique est la réponse aux problèmes posés par la colonisation de la Palestine ce qui signifie de fait le rejet d’une révolution démocratique comme solution (Sur les caractéristiques de cette révolution démocratique voir le livre incontournable Textes de la révolution Palestinienne de Bichara et Naïm Khader). Concrètement, le Hamas au début de 2014 était très affaibli car il était coupé de ses soutiens principaux : l’Iran et l’Egypte. L’Iran a diminué voire coupé son aide financière et militaire suite à la situation syrienne dans laquelle le Hamas a pris position contre le régime de Bachar Al Assad et a rejoint les positions du Qatar. L’Egypte, suite à la répression des Frères musulmans par le régime Al Sissi, a totalement isolé le Hamas tout en renforçant sa collaboration au blocus de Gaza. Le Hamas est actuellement sous la dépendance financière du Qatar pour payer les 40000 fonctionnaires de Gaza et cette situation intenable le pousse à une « réconciliation nationale » avec le Fatah. Mais l’absence de projet de libération nationale unifié permet à l’ennemi sioniste de jouer sur la division des Palestiniens. On peut certes nuancer la situation de division car la nouvelle guerre de Gaza et surtout la résistance militaire intraitable a obligé les dirigeants de l’AP à se présenter unis en août 2014 avec les autres factions palestiniennes aux négociations du Caire sur la base de revendications unitaires et formulées principalement par Gaza. Mais cette unité ne concerne pas un projet de libération globale. 
Cette situation délétère vient du fait que la solution des « deux Etats » adoptée par les dirigeants de l’OLP depuis 1977 et entériné par la déclaration d’Alger en 1988 a échoué. Et les solutions issues de cette orientation de la bourgeoisie palestinienne ont échoué. Il ne reste aujourd’hui qu’un seul Etat qui recouvre de sa domination totale la Palestine historique.
 
Les partisans de la solution à « deux Etats » dans le mouvement de solidarité international se sont alors récemment repliés sur l’idée d’un seul Etat. On pourrait croire qu’il s’agit d’un progrès de leur conscience politique. Mais c’est le contraire qui est vrai.  Ils voient cet Etat unique démocratique sur toute la Palestine (ou plutôt sur tout « Israël ») de façon totalement idéaliste, sans démantèlement du régime colonial, sans remise en cause de la confiscation des terres, sans dire comment pourrait se réaliser le droit au retour des Palestiniens de 1948, sans guerre populaire de libération. Bref, il s’agit d’une intériorisation de la défaite présentée comme une grande solution démocratique. Tous les habitants de la Palestine historique auront les mêmes droits civiques dans un même Etat (de quelle nature ?) et l’affaire sera réglée. Le problème n’était qu’une simple affaire de droits civiques et non une cause de libération nationale. En somme,  Martin Luther King aurait pu le régler. Ce tour de passe-passe est au cœur du récent livre-DVD sur la solution à un Etat d’Eric Hazan et d’Eyal Sivan Un Etat commun, entre le Jourdain et la mer. Or, c’est une solution qui escamote le fait que le premier droit élémentaire des Palestiniens est le droit à leur patrie débarrassée du sionisme. Selon cette nouvelle vision de la solution à un Etat, il s’agit en premier lieu de « convaincre » la population juive dans les zones occupées depuis 1948 d’accepter le droit au retour des Palestiniens sans toutefois remettre en cause la spoliation de 1948, sans même parler de la réappropriation des terres. En fait, le mouvement de solidarité n’a pas à se baigner dans ces marécages d’une prétendue solution idyllique quelle que soit les difficultés de la situation. Toute solution passe par le conflit disait le dessinateur martyr Naji Al Ali. Il n’y aura pas d’Etat démocratique en Palestine sans démantèlement effectif  du sionisme.
 
Revenons pour conclure à Gaza. La troisième « guerre » contre Gaza en six ans montre que c’est encore là-bas que bat le cœur de la résistance d’un peuple qui refuse sa négation. C’est à Gaza que les tournants de la lutte palestinienne ont eu lieu, du moins sur le territoire de la Palestine historique. Ce carrefour historique devenu un vase clos fermé par les sionistes et par le régime égyptien est encore aujourd’hui le centre vivant qui refuse la capitulation. C’est le berceau des pères fondateurs du mouvement national palestinien et des fedayins. Les réfugiés qui vivent à Gaza ont été expulsés de leurs villages et de leurs terres par des colons juifs européens en 1948. Chassés de Ramla, Beersheba, Ashkelon, Isdod, Najd (remplacé par Sdérot aujourd’hui). Ces villes sont ciblées aujourd’hui par des fils des réfugiés qui ne peuvent plus retourner sur la terre natale de leurs parents tandis que tout colon juif venu de n’importe quel pays peut s’y installer en étant sponsorisé. Les tirs de roquettes et les tunnels sont la forme actuelle du droit à se défendre et à survivre des palestiniens. Et Ce n’est sûrement  pas la dernière.
 
Le peuple, le peuple seul est le créateur de l’histoire universelle (Mao Zedong)   
 

 


[1] Le Hamas est l’acronyme du « Mouvement de la Résistance Islamique ». Créé après la conquête de Gaza et de la Cisjordanie en 1967 par l’armée sioniste, il a été favorisé par l’occupant pour fragiliser l’OLP et les organisations de la gauche palestinienne. C’est une branche palestinienne du mouvement des Frères musulmans. Les versements  defonds venus des pays arabes et la création du collège Islamique de Gaza qui a est devenu une pépinière de fondamentalistes ont lieu avec la bénédiction de l’occupant sioniste.  Mais le Golem s’est retourné contre son créateur : la participation à l’Intifada dès 1987, sa mise hors la loi en 1989 par l’occupant et son refus des accords d’Oslo de 1993 en ont fait la force palestinienne principale face aux choix d’Arafat.
 
[2] Le conflit en Palestine doit être défini avec précision. Il n’est pas seulement un conflit entre le colonialisme juif et les Palestiniens. Il s’agit d’une contradiction entre « Israël », une colonie qui est l’œuvre d’un centre impérialiste, et les peuples arabes qui veulent rétablir leurs droits. Cette colonie a une fonction particulière de maintien des intérêts impérialistes au cœur du monde arabe. Elle a comme allié le capitalisme compradore de la grande bourgeoisie arabe. Le projet colonial se base sur la négation d’un peuple (« le peuple palestinien n’existe pas » selon la déclaration Golda Meier, premier ministre du régime sioniste de 1969 à 1974) mais ce projet n’existerait pas sans le soutien des principaux pays impérialistes, principalement des Etats-Unis. Si ce soutien inconditionnel existe ce n’est pas pour faire plaisir aux lobbys sionistes ou pour réparer le génocide juif commis par les nazis en Europe. Le contrôle militaire des zones pétrolières en est la première raison ainsi que la destruction de tout mouvement national de libération arabe. Cela explique que selon ces intérêts impérialistes la colonie sioniste doit bénéficier du monopole régional de l’arme nucléaire et soit un « associé obligatoire » dans le domaine des hautes technologies. Cela explique aussi que les guerres et la destruction des Etats se multiplient au Moyen-Orient
 
 
[3] Cette position ne consiste évidemment pas à considérer les forces islamistes comme étant partout des forces de la lutte anti-impérialiste dans les pays  semi-féodaux et semi-coloniaux. La Palestine occupée et le Liban sont à cet égard plutôt une exception qu’une règle.  Ainsi, soutenir la rébellion syrienne comme le font divers courants trotskystes au nom du « Printemps arabe », plus ou moins inspirés par les analyses de Gilbert Achcar, c’est se placer à la remorque de l’impérialisme américain et européen et de ses projets de démantèlement des pays arabes. La rébellion syrienne contre le régime réactionnaire syrien est majoritairement islamiste et elle ne porte pas une once combat anti-impérialiste. Elle est au contraire formée et financée par les principales puissances impérialistes et leurs alliés, les pétromonarchies du Golfe et le régime fasciste turc. 
[4] Leïla Khaled est une militante célèbre du FPLP, un symbole vivant de la cause palestinienne. Dans les années 1970 elle a participé à des commandos de la Résistance palestinienne qui par des détournements d’avions a fait connaître au monde entier la cause de son peuple alors relégué au seul statut d’apatride. Elle a fait connaître l’histoire de son combat dans un livre essentiel : « Mon peuple vivra ». Elle est toujours membre du Conseil national Palestinien. Elle soutient les mouvements de solidarité comme le BDS tout en rappelant que si cette campagne fonctionne c’est à condition qu’un peuple résiste les armes à la main comme ce fut le cas en Afrique du Sud. Elle-même sait être critique sur ce qu’est devenue la gauche palestinienne. Ce n’est donc pas la personne de Leïla Khaled que nous critiquons ici mais l’habitude contractée dans l’extrême-gauche en France d’utiliser des images révolutionnaires des années 1970 plutôt que de faire face à la réalité du jour.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:01

L'ancien monde est en train de mourir, un nouveau monde est en train de naître, mais dans cette période intermédiaire, des monstres peuvent apparaître. Antonio Gramsci


Quelle attitude adopter vis-à-vis de la montée des forces fascistes et de la mobilisation réactionnaire des masses en France? Nous constatons comme beaucoup l’activisme et la montée des courants fascistes. L’inquiétude liée à ce phénomène est légitime. Il faut lutter fermement contre cette tendance du capitalisme en crise. Mais pour le combattre véritablement il faut en premier lieu se débarrasser de la culture bourgeoise de gauche qui a dominé l’antifascisme depuis les années 1980 et qui laisse intactes les racines du fascisme.

 

Tout d’abord caractérisons la situation. Aux milieux des ruines de la crise générale, ce qu’on nomme l’extrême-droite se présente désormais comme « radicale » et parfois comme « révolutionnaire ». Toute la « classe politique » bourgeoise en parle d’ailleurs comme un concurrent et un opposant farouche au « système ». La dite extrême-droite, d’élections en mouvement de rue, remporte des succès en se nourrissant de l’impuissance généralisée. De leur côté, la gauche et la soi-disant extrême-gauche en défendant le statu-quo social et les sacro-saintes institutions apparaissent de plus en plus et à juste titre comme des soutiens au système capitaliste dominant. L’ironie cruelle veut que ce soit au moment où ce dernier n’est plus qu’une arche croulante. Quant au courant communiste, il est embryonnaire en France. Toutes les thèses de Marx sur les cycles de crise et sur le lien capital financier-capital industriel apparaissent comme une évidence mais le drapeau communiste n’est pas encore repris par une avant-garde révolutionnaire et donc à plus forte raison par les masses. La situation est donc celle d’une paralysie face aux courants fascistes qui sont en train de constituer un mouvement de masse et pour les plus sérieux d’entre eux de proposer un programme politique pour gérer la crise.

 

La première particularité de cette période c’est que le Front National, qui est toujours la maison-mère de tous ces courants hétéroclites, n’est plus un simple exutoire électoral ou un épouvantail utile aux partis du régime. Il est leur challenger n°1. La seconde particularité, dont nous allons parler ici, est nouvelle. La société française change. Les mille et un courants fascistes n’ont plus comme seule base la petite-bourgeosie blanche dont ils alimentent traditionnellement les peurs de déclassement en agitant la « menace immigrée » et « l’invasion islamiste ».

 

Cette nouvelle donne a été rendue plus visible par tout le battage médiatique et politique voulu par Valls et le CRIF autour de « Dieudoral » (le duo composé par Dieudonné,  comédien et businessman provocateur aux millions de followers et de fans et par Alain Soral l’ex-cadre du FN). Dieudoral a fait naître un sous-courant s’affichant comme ni raciste ni pro-colonial. Il s’adresse aux opprimés et aux enfants de la colonisation pour leur vendre de la camelote conspirationniste en guise de résistance à « l’Empire » et au « système ». Dieudoral reprend en les réactualisant tous les poncifs éculés issus de l’antisémitisme français de la Troisième République (comme il a pu s’exprimer par exemple avec Edouard Drumont auteur à la fin du XIX° siècle du pamphlet La France juive). Via internet, Dieudoral alimente un mythe « anti-système » sur les « vrais dominants ». Ce mythe se diffuse d’ailleurs massivement dans beaucoup d’esprits. On peut le résumer ainsi : toute la domination viendrait d’un grand complot sioniste et/ou maçonnique dont les forces coloniseraient la France. En bonne logique antisémite, le capitalisme est réduit aux « banksters » juifs et le sionisme est confondu avec la judéité. La conclusion politique et concrète de cette « idéologie » est un appel à la soumission et au suicide collectif : les enfants de l’immigration trahis par la gauche sont désormais sommés de rallier l’extrême-droite « anti-système ». Que dit en substance Dieudoral pour convaincre des « musulmans » et des « jeunes de banlieue » de rejoindre les fachos? Réponse : ils ont des ennemis communs. Toute alliance est donc bonne contre le « complot sioniste », Il faut aussi « sauver la civilisation », sauver la république française comme idéal, sauver sa propre identité, ses propres traditions,  contre le « mondialisme » et le sionisme mondialisé en s’alliant aux nationalistes. L’avenir de la jeunesse opprimée serait de chanter la Marseillaise et de faire des « quenelles », en chœur avec toute la fange fasciste. Tout cela au nom d’une « alliance objective » même si les nouveaux amis nationalistes méprisent profondément les « zyvas » de banlieue, considérés comme des délinquants  répugnants, ou même comme des « ennemis de l’intérieur» car issus d’une immigration massive qui a pourri la douce France populaire (Cf. Le livre de Soral, Jusqu’où va-t-on descendre ?2002).

 

Que des opprimés expriment leur rage sous la forme d’une haine anti-juive, anti-homosexuelle, anti féministe est toujours une grande victoire pour les classes dominantes. C’est une expression nocive et toxique pour les masses populaires mais c’est la dernière mode idéologique, la dernière folie d’une longue liste de folies. Elle s’exprime sous des formes étranges : des enfants de la colonisation suivent Dieudoral et rejoignent dans la rue les nostalgiques de l’Algérie française !

 

Tout le baratin « anti-système » de Dieudoral joue avec le scandale mais il est indolore pour les rouages du capitalisme. Par contre il révèle un état de grande faiblesse dans l’expression politique autonome des quartiers populaires. On peut comprendre qu’à ce titre un journal islamophobe comme Le Point se réjouisse de la situation. Cet hebdomadaire est un de ceux qui crachent une haine permanente sur les immigrés et leurs enfants avec ses Unes à répétition sur la « menace musulmane ». Il titrait dernièrement sur une enquête à propos de la nouvelle « extrême-droite black-blanc-beur » (Le Pointn°2160 paru le 06 févr. 2014). La mise en scène d’un tel courant est une aubaine pour tous les tenants du « racisme respectable », c’est-à-dire pour tous ceux qui couvrent de boue les français aux origines africaines ou plus récemment les roms sans que cela fasse scandale. Les 15 dernières années les éditocrates des grands médias, les socioflics à la Michel Wieviorka et toute la cohorte d’un front de la haine, Finkielkraut en tête, ont craché leur venin sur la jeunesse des quartiers populaires. Ils ont notamment critiqué dans tous les médias le soutien exprimé par la jeunesse populaire au peuple palestinien. A leurs yeux, ce n’était pas de la solidarité qui s’exprimait dans les rues de Paris contre la guerre de Gaza en 2009 mais de la haine anti-juive.  Aujourd’hui, ils jubilent de voir un courant politique qui semble donner corps au fameux « antisémitisme des banlieues ». Dieudoral rend ainsi un grand service à cette bourgeoisie bienpensante en guerre contre les masses populaires. La jeunesse opprimée peut à nouveau être prise pour cible et être diabolisée tout en donnant à ces accusateurs publics la bonne conscience d’une posture antifasciste.

 

Tout ce qu’en France on appelle la classe politique a suivi la croisade du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Cela consistait à vomir sur Dieudonné jusqu’à interdire la tenue de ses spectacles  par une décision inédite et partisane du Conseil d’Etat. Le public de Dieudonné a ainsi un argument de plus pour affirmer que son humoriste est un « résistant » au système. Le clouer au pilori en le transformant en martyr de la « liberté d’expression » convient parfaitement à ses postures victimaires. Mais ce qui se joue derrière l’interdiction des spectacles, c’est autre chose de plus grave. L’idée qui est validée par cette interdiction c’est que seul le non-respect de la souffrance juive durant la Seconde Guerre Mondiale suscite un « trouble à l’ordre à public » alors que chanter les « bienfaits de la colonisation » fait partie du discours social légitime.

 

Cet argument si net du « deux poids, deux mesures » sur le racisme vécu par des millions de gens en France n’est pas audible pour tous ceux qui sont infectés par la culture bourgeoise de gauche. Comme n’est pas audible pour cette culture l’argument de l’influence du lobby pro-israélien, un lobby qui pourtant s’active à désigner comme antisémite toute critique du sionisme. Nous distinguons précisément ces arguments avec leur instrumentalisation politique par les « nationaux-révolutionnaires ». La dénonciation du « deux poids, deux mesures » est juste, elle montre comment fonctionne le racisme structurel en France, elle explique aussi le succès de Dieudonné auprès d’un public qui n’est pas spécialement attiré par des sirènes fascistes.

 

Pour la culture bourgeoise de gauche cette distinction est impossible car son indignation est sélective. Selon cette culture, le capitalisme est indépassable, il faut simplement en limiter les excès. Pour cette culture les institutions républicaines actuelles sont le nec plus ultra et non la résultante d’un rapport de forces provisoire, défavorable pour l’essentiel aux masses populaires. Pour la culture bourgeoisie de gauche tous les racismes ne se valent pas : les génocides indiens, l’esclavage et la colonisation, bref tout ce qui outre-mer a servi à l’accumulation primitive du capitalisme,  sont à placer en matière de crimes de masse en dessous des crimes commis en Europe par le régime hitlérien. C’est la limite de son humanisme.  Pour la culture bourgeoise de gauche,  on doit combattre l’offensive de l’extrême-droite par l’alliance avec des forces du régime.

 

C’est évidemment galvauder la belle notion et la grande stratégie de Front Populaire. Lorsque le golpiste Manuel Valls affirme dans le dernier Journal du dimanche que nous sommes dans une période qui est similaire aux années 1930, il attend un ralliement derrière l’Etat et le gouvernement actuel au nom de l’antifascisme. Mais il s’agit d’une manipulation grossière de l’histoire. Aujourd’hui, contrairement aux années 1930 le mouvement communiste n’est pas puissant et les socialistes ne sont plus de longue date un parti ouvrier. Le Front populaire antifasciste n’a rien à voir avec le soutien au premier expulseur de France et avec un gouvernement qui démantèle les droits sociaux tout en multipliant les guerres de rapine. En outre,  l’Etat français, le golpiste Manuel Valls et tous les dirigeants passés et futurs du régime n’ont aucune légitimité pour endosser un costume antiraciste.  Mais surtout, le problème essentiel consiste à voir que ce n’est pas avec les armes de l’Etat et alimenté par la conception bourgeoise de gauche que l’on combattra les théories pourries qui gangrènent les milieux populaires. Car les masses populaires recherchent des conceptions et des formes de lutte pour se libérer de leurs chaînes. Il faut comprendre ce qui pousse une partie des masses populaires à soutenir de fausses alternatives et ne pas se nourrir de la « morale républicaine » avariée.   Aucune « morale républicaine » ne peut  convaincre les masses populaires que le système politique actuel n’est pas profondément corrompu, que les dirigeants ne sont pas des « fondés de pouvoir du capital » comme disait Marx, que le droit n’est pas une couverture des puissances d’argent, que l’on détruit leur vie sociale au nom d’intérêts d’une infime minorité qui se gave. Quand August Bebel dénonçait l’antisémitisme comme étant le « socialisme de imbéciles », il ne pensait pas qu’on pouvait le combattre efficacement par la défense du statu-quo et par le soutien à des agents des classes dominantes mais au contraire on ne pouvait combattre le pseudo-socialisme que par la défense du socialisme véritable c’est-à-dire par la révolution communiste.

 

Notre objectif n’était pas ici de démonter l’imposture Dieudoral. D’autres militants aux horizons idéologiques divers s’en sont chargés avec pertinence. C’est une tâche utile et nous renvoyons pour cela aux bons articles du site Quartiers libres et au texte de Maxence Staquet sur « la pensée d’Alain Soral » disponible sur le site d’Etudes marxistes. Notre objectif est ici plus précis : il s’agit de comprendre que la paralysie et la faiblesse de la réponse face à la fascisation et à la mobilisation réactionnaire des masses viennent d’une capitulation idéologique. Les forces progressistes en France sont infectées profondément par la culture bourgeoise de gauche et c’est même l’hégémonie de cette culture qui explique en grande partie le succès des charlatans complotistes.

 

La réponse à apporter à la mobilisation réactionnaire des masses ne peut donc pas être d’appuyer une force antipopulaire contre une autre force antipopulaire. La réponse stratégique est dans la reconstruction du mouvement communiste. La réponse tactique est dans la construction d’un front antifasciste qui s’occupe réellement des problèmes concrets des masses populaires. C’est dans ce sens que nous avons créé le Comité Anti-Impérialiste.

 

La crise générale oblige toutes les forces bourgeoises à chevaucher la « colère » des masses populaires et à leur proposer comme cible une autre partie des masses populaires. C’est ce que nous appelons selon la formule de communistes italiens (cf. le Manifeste-Programme du nPCI) la mobilisation réactionnaire des masses. Certes, Il faut combattre toutes les écuries d’extrême-droite, au même titre d’ailleurs que la fascisation de l’Etat par les forces classiques de la bourgeoisie, mais combattre l’extrême-droite ne vaut rien et reste stérile si en même temps on ne  construit pas  le camp de la révolution, c’est-à-dire l’autonomie de pensée et d’action des opprimés. Si nous affirmons être révolutionnaires nous ne devons pas craindre « d’être lardé de coups d’épée ». En d’autres termes si nos ennemis progressent il ne faut pas craindre de rectifier nos erreurs et de corriger ce qu’il y a d’erroné en nous. Leur progression se construit sur nos faiblesses et sur nos reculs. Marx disait que la Révolution progresse en voyant se dresser devant elle une puissante Contre Révolution. Aujourd’hui, toutes les forces de la Contre-Révolution sont vent debout sans qu’apparaisse aux yeux des masses populaires un projet d’alternative révolutionnaire. En l’absence de visibilité et de force du camp communiste ce sont des impostures « rebelles » et grimaçantes, les pseudos alternatives fascisantes qui s’affirment et chevauchent la « colère » des masses. Cela signifie que la solution est dans la recherche de la voie pour que la classe ouvrière s’émancipe avec toute l’humanité opprimée. La seule solution viable face aux fascistes est de renforcer le camp de la révolution pour le communisme.

 

 

Comité Anti-Impérialiste (14 février 2014)


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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 17:09

 

MEETING 26 NOV 12

 

Mali ou Syrie:

 Il n'y a  pas de bonnes raisons de soutenir une guerre impérialiste.

 

 

Depuis le 19 ème siècle, les guerres menées par l'impérialisme français se font au nom des bons sentiments et de la morale humaniste. Hier, la politique de la France coloniale prétendait "civiliser" les peuples d'Afrique et d'Asie. Et ce fut la civilisation du travail forcé, du massacre d'indigènes, de la torture et la déculturation. Mais heureusement, les peuples opprimés héroïques ont arraché une première libération des griffes du pays des "droits de l'homme".


Aujourd'hui, les prétextes des guerres changent, le mensonge reste. Que prétend faire l'impérialisme français en 2012 dans ces anciennes colonies ? Nous le savons par la voix sirupeuse de "notre" gouvernement de "gauche": il s'agirait de chasser du pouvoir un tyran sanguinaire en Syrie ou de détruire le bastion de groupes fascisto-religieux au Nord-Mali. Tel serait le programme de la nouvelle "mission civilisatrice". Est-ce vraiment pour sauver la liberté des peuples syrien et malien que l'impérialisme français provoque ces guerres? Doit-on croire à cette fable sans même discuter de la légitimité des nouvelles campagnes guerrières en cours et de celles qui s'annoncent? Comment décrypter la propagande de guerre et contrecarrer la désinformation qui marchent à plein régime? Les leçons d'hier n’ont-elles pas été oubliées? Quelles sont les véritables buts des impérialistes dans ces régions proche-orientale et sub-saharienne? Quelle est la situation en Syrie, au Mali et quelles sont leurs perspectives à court et moyen terme? 


Pour répondre à ces questions nous organisons un meeting-débat à l'université de Nanterre en reprenant le flambeau des étudiants internationalistes qui ont marqué l'histoire de ce lieu. Certes, il nous faudrait la voix limpide d'un nouveau Césaire pour dire à quel point les maîtres actuels mentent. Nous voulons au moins briser le consensus criminel né sur les cendres encore chaudes du soulèvement de nombreux peuples du monde arabe et d'Afrique. Surtout lorsque les fossoyeurs de ces révoltes (forces de l'OTAN ou pétro-monarchies) se présentent comme ses continuateurs. Personne ou très peu de monde a été trompé sur les réelles raisons de l'invasion de l'Irak en 2003. Le pétrole et le contrôle du monde arabe primaient sur la chute de Saddam Hussein. Le matraquage actuel sur le Mali ou la Syrie ne devrait pas plus nous tromper. Surtout au vu des résultats de la "guerre contre le terrorisme". Mais tel n'est pas le cas, une seule voix funèbre règne en France et appelle à de nouveaux bombardements occidentaux. Une conjuration de toute la scène politique française s'active à faire régner le silence. Les médiatiques pantins de la bourgeoisie de droite ou de gauche veulent éteindre toute voix discordante. Même l'extrême-gauche de plus en plus institutionnelle et servile  encense désormais les objectifs de l'impérialisme (comme elle l'a fait pour les guerres sarkozystes en Côte d'Ivoire et en Libye).Sa dernière trahison consiste finalement à adopter la thèse bushiste de la supériorité morale de l'Occident et de ses droits de l'homme et de son "devoir d'ingérence". 


Nous ne nous tairons pas sur ce que notre "démocratie" fait subir aux peuples opprimés. Notre meeting sera donc un coup de pistolet dans ce concert de l'ordre établi et de la lâcheté ambiante. Notre propos tonnera avec le fracas de la vérité démystificatrice. Notre meeting sera le lieu d'une information alternative et d'un débat ouvert  avec des acteurs des luttes dans le monde arabe et en Afrique.

 

 

 

 

 

 

                                     

CONFERENCE- DEBAT

 

LUNDI 26 NOVEMBRE     12H 30  AMPHI  C2

 

Nanterre université, RER A

 

Avec :  

 

          René NABA, écrivain, journaliste, auteur de Les révolutions arabes ou la malédiction de Camp David.

 

          Bahar KIMYOGUR, auteur de Syriana, la conquête continue.

          Bamba GUEYE LINDORfondateur des Damnés de la Terre, militant sénégalais panafricaniste.

 

          Ibrahim ILBOUNDO, ancien secrétaire général de l'Union Générale des Etudiants Burkinabés (section France)

 

          Comité palestinien contre la guerre en Syrie

 

 

 

Qu'est-ce que le comité anti-impérialiste?

 

Le Comité anti-impérialiste a pour but de mettre en lumière la face cachée de la "démocratie" bourgeoise mais aussi de soutenir les résistances populaires et les mouvements révolutionnaires dans le monde, en particulier ceux qui luttent pour la libération sociale, pour le communisme.

Nous soutenons les Guerres Populaires menées actuellement par les Partis maoïstes en Inde, au Pérou, aux Philippines ou ailleurs. Comme dans les années 1930, le capitalisme qui connaît une phase aiguë de sa crise générale mène de concert des programmes d'austérité sociale, engendre la montée du fascisme et provoque des guerres de plus en plus sanglantes pour sauver un système indéfendable. L'incroyable violence inégalitaire de l'ordre marchand se nourrit du supplice infligé aux peuples opprimés. Une même logique, celle de l'ordre du profit relie les licenciements de Peugeot aux campagnes guerrières contre les pays dominés. A ce titre la lutte contre l'impérialisme ne dépend pas en premier lieu d'un comportement moral mais c'est un aspect indispensable de la lutte des peuples du monde pour se libérer du capitalisme.

Un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre.   

   

 

 Comité anti- impérialiste

                                


                                                                                                                                                                                       Mail: anti.impérialiste@gmail.com     Blog : http://anti-imperialiste.over-blog.o
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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 23:12

 

OTAN terro

 

WAR IS DECLARED !

 

 

 

Wednesday September 26th, Francois Hollande the French imperialist president and chief of the Armies, held his first speech at the UN general assembly in New York. He shared his view about the “emergencies” faced by the world and the capitalist global crisis. He spoke about Syria, Mali and Iran. And he suggested waging three wars. Therefore Holland is an imperialist leader like any other. In our country, he manages capitalism with social austerity and outside the country with wars preferably against already unruly countries. As early as August 29th a obsequious editorial from the ultra right wing Wall Street Journal introduced the insipid Hollande as the “leader of the Free world”. According to the newspaper, Hollande gave the Syrian opposition a “most helpful hand” by announcing his wish for a new “representative and inclusive government” and by saying the only solution was a military one. Sarkozy did the same one year ago when he recognized the Libyan NTC (National Transitional Council). This happened just before he transformed, with his American and English accomplices, the “no fly zone” in deadly bombing areas through the UN Security Council 1973 resolution. During three weeks, Libya was thoroughly bombed under the pretext of a support to the “Arab spring” against dictators. But can imperialist wars be popular revolts’ future? Who can believe that the people are fighting for the installation of subjugated regimes?

 

Today, the Preventive War doctrine, so dear to Georges Bush, lasted long enough. Its true nature was unveiled in the Afghan mess and in the millions of deaths, the partition and the chaos in Iraq. Now the imperialist communication strategy used since Libya is to reclaim human rights, democracy and to undertake the role as a supreme savior of the poor facing a brutal dictator. Can one believe that imperialist France is getting involved (actually by forming a pseudo-rebellion with “logistic” means) in the defense of democracy and the happiness of Syrian people? Does France only get interested in Syria since demonstrations are suppressed? Who would remind us that France is the ancient colonial power that placed Syria under its mandate in 1920 and fragmented it and cut it away from the Alexandrette district before being overwhelmed by an anti-colonial uprising? Who does explain that France has always been looking for keeping its interests at any cost as in neighboring Lebanon where its armed forces are present since the eighties? If French imperialism interests in democracy in the Middle East were so strong, then why protecting the barbarian regimes in Saudi Arabia, Kuwait, Yemen, Jordan, the Emirates and Israel, founded on the Palestine colonization and the use of white phosphorus in Gaza in 2009? How to explain that those who want to lecture the people about democracy refuse the idea that the Syrian people are the ones to decide of their future and not the imperialist centers and their so-called “humanists”?

 

 

“How can the foundations of a state be laid with the help of those who colonized it in the first place?” (Adonis)

 

In reality, the imperialist attack in Syria is supervised by a NATO coalition (EU, USA and Turkey) and the Persian Gulf petro-monarchies. It aims at gaining control of the Arab world, not at empowering the people. It also aims at destroying part of the Arab Nation and it leads to war against Iran by chasing a so called “pro-terrorist” regime because it supported Hezbollah in 2000 and 2006 as well as movements that use armed struggle for the liberation of occupied Palestine. As time passed, it came to our knowledge that the “rebels” were no better than the Syrian regime troops and that they don’t spring from the popular movement initiated in 2011 in Syria poor regions.

Contrary to what the bourgeois media and the Left wing bourgeoisie state, there is no social nor democratic revolution going on now in Syria. The 2011 popular movement was crushed by Bachar El Assad's regime and was replaced by an armed ''rebellion'' composed of reactionaries of all sides.

The free Syrian army is counter-revolutionary, it is definitely not a progressive movement. It is under the influence of the conservatives, the liberals, Bachar El Assad's old friends and the fascist forces of political Islam put to the service of European and American imperialism and of the compradors and the Golf feudal. Supporting this kind of rebellion is to support the counter-revolutionary side.

 

After its interventions in Ivory Coast and in Libya where it caused chaos, French imperialism would like to take advantage of the situation in Mali and Syria. It is a necessity and an imperious priority for all those who don't accept imperialist domination to oppose its plans of war. War is the continuation of politics by other means according to Clausewitz's famous word. War is the logical continuation of a system founded upon profit and accumulation on a world scale. In order to carry with the politic of exploitation and the pillage of people, operations of international robbery are a necessity for capitalism under crisis. It's legitimate to condemn Syria's reactionary regime but the absolute priority is to condemn the attempts to conquer and destroy Syria and to support the emergence of a revolutionary force independent from the imperialists and the reactionaries.

 

 

Fighting against French imperialism is a duty for all the anti-capitalists living here because we cannot fight the French bourgeoisie without opposing its wars. The enemy is within our country as said by the famous martyr of the revolution Karl Liebnecht.

 

 

Imperialists lied to us on Iraq, they are lying again on Syria and Iran !

Off with the imperialist wars!

Down with French imperialism!

 

 

 

Comité anti-impérialiste (Anti-imperialist Committee)

 

anti.impérialiste@gmail.com

anti-imperialiste.over-blog.org 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 23:54
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 22:06

 

poing-rouge (1)

LA GUERRE EST DECLAREE


Le mercredi 26 septembre, le Président de l’Impérialisme français et chef des armées, François Hollande, tenait son premier discours devant l’Assemblée générale de l’ONU à New-York. Il a évoqué sa vision des « urgences » auquel fait face notre monde bouleversé par la crise générale du capitalisme. Il a parlé de la Syrie, du Mali et de l’Iran. Et il a proposé trois guerres. Hollande est donc un leader impérialiste normal. Il gère le capitalisme par l'austérité sociale à l'intérieur et par la guerre, de préférence dans des pays exsangues, à l'extérieur. Le 29 août, déjà, un éditorial élogieux du très à droite Wall Street Journal présentait l’insipide Hollande, montant au front dans l’affaire syrienne, comme le  «Leader of the Free Monde»Selon le journal, Hollande a donné à l’opposition syrienne «le coup de pouce le plus important» en annonçant qu’il souhaitait la mise en place d’un nouveau « gouvernement représentatif et inclusif » et que la seule solution était militaire. Sarkozy avait fait de même, il y a un an, quand il avait reconnu le CNT libyen. C’était juste avant de transformer, avec ses complices américains et anglais, la « no fly zone » de la résolution 1973 du Conseil de sécurité en zone de bombardement meurtrier. Durant trois semaines, la Libye était couverte de bombes sous le prétexte d’un soutien au « Printemps arabe » contre les dictateurs. Mais les guerres impérialistes peuvent-elles être l’avenir des révoltes populaires ?  Qui peut croire que les peuples se battent pour l’installation de régimes vassalisés ?


Aujourd’hui, la doctrine de la guerre préventive chère à Georges Bush a fait long feu. Elle a montré son vrai visage dans le bourbier afghan et par les centaines de milliers de morts, la partition et le chaos provoqué en Irak. Désormais, la stratégie de com’ impérialiste mise en œuvre depuis la Libye consiste à se réclamer des droits de l’homme, de la démocratie et à se parer d’une mission de sauveur suprême d’un peuple démuni face à un dictateur tortionnaire. Faut-il croire que la France impérialiste intervient (pour l’instant en formant la pseudo-rébellion par des moyens « logistiques ») pour la démocratie et le bonheur des Syriens ? S’intéresse t-elle à  la Syrie uniquement depuis que les manifestations y sont réprimées ? Qui  dans cette crise a rappelé que la France est l’ancienne puissance coloniale qui avait placé la Syrie sous son mandat en 1920 et qui l’avait découpé et amputé du district d’Alexandrette avant de perdre pied face à un soulèvement anti-colonial ? Qui explique qu’elle a toujours cherché à sauvegarder coûte que coûte ses intérêts comme au Liban voisin où ses forces armées sont présentes depuis les années 1980 ? Si l’attachement de l’impérialisme français à la démocratie au Proche-Orient est si grand pourquoi protège t-on les régimes barbares d’Arabie Saoudite, du Koweït, du Yémen, de la Jordanie, des Emirats et le régime d’ « Israël », si démocratique, fondé sur la colonisation de la Palestine et l’usage de phosphore blanc à Gaza en 2009 ? Comment expliquer aussi que tous les donneurs de leçons de démocratie refusent l’idée que c’est au peuple syrien de décider de son avenir et non aux centres impérialistes et à leur « humanisme » ?

 

 

"Comment peut-on poser les fondements d'un état  avec l'aide de ceux là mêmes qui ont colonisé ce pays?"(Adonis)

 

 

En réalité, l’agression impérialiste en Syrie est supervisée par une coalition de l’OTAN (UE, USA et Turquie) et des pétromonarchies du Golfe.  Elle vise à une mainmise renforcée sur le monde arabe et non à l’émancipation des peuples. Elle vise aussi à détruire une partie de la Nation arabe et elle ouvre la route à la guerre contre l’Iran en chassant un régime jugé « pro-terroriste » car il a soutenu le Hezbollah en 2000 et 2006 ainsi que des mouvements qui utilisent la lutte armée pour la libération de la Palestine occupée. Au fil des mois, nous avons appris que les « rebelles » n’étaient pas meilleurs que les troupes du régime syrien et qu’ils ne représentent pas le prolongement armé du mouvement populaire né en 2011 dans les régions déshéritées de Syrie. Il n’y a pas de révolution sociale et démocratique en cours en Syrie contrairement à ce que les médias bourgeois et  la bourgeoisie de gauche  tente de faire croire. Le mouvement populaire de 2011 a été écrasé par le régime de Bachar El Assad et  il a été a été  dévoyé par une "rébellion " armée formée des réactionnaires de tous poils.  L’Armée libre syrienne est contre-révolutionnaire, elle est aux antipodes d’un mouvement populaire progressiste. Elle est entièrement sous la coupe des conservateurs,  des libéraux, d’anciens compères de Bachar El Assad  et des forces fascistes de l’Islam politique qui se mettent au service de l’impérialisme européen, américain et des compradores et  féodaux du Golfe. Soutenir ce type de rébellion c’est soutenir le camp de la contre-révolution.


 

Après ses interventions en Côte d’Ivoire et en Libye où il a semé le chaos, l’impérialisme français voudrait profiter de la situation au Mali et en Syrie. S’opposer à ses plans de guerre est une nécessité et une priorité impérieuse pour tous ceux qui n’acceptent pas la domination impérialiste. La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens selon le célèbre mot de Clausewitz. La guerre est la continuation logique d’un système fondé sur le taux de profit et l’accumulation à l’échelle mondiale. Afin de continuer la politique d’exploitation et de pillages des peuples, les opérations de brigandage international sont nécessaires au capitalisme en crise. Voilà l’origine profonde des bruits de bottes qui résonnent aujourd’hui. Il est légitime de condamner le régime syrien réactionnaire mais la priorité absolue est de condamner la tentative de conquête et de destruction de la Syrie et de soutenir l’émergence d’une force révolutionnaire indépendante des réactionnaires et des impérialistes.

S’opposer à l’impérialisme français est un devoir pour tous les anticapitalistes vivant ici car on ne peut pas combattre la bourgeoisie française sans s’opposer à ses guerres. L’ennemi est dans notre pays comme le disait le martyr de la révolution Karl Liebnecht.

 

 

 

LES IMPERIALISTES ONT MENTI SUR L’IRAK, ILS MENTENT SUR LA SYRIE ET L’IRAN!

 

NON AUX GUERRES IMPERIALISTES !

 

A BAS L’IMPERIALISME FRANÇAIS !

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Published by anti-imperialiste - dans Comité anti-impérialiste
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