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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 15:10

HOMMAGE A MARCEL MANVILLE, AVOCAT-MILITANT ANTI COLONIALISTE!

(PROJECTION DU DOCUMENTAIRE : "Manville, D'homme à homme" de Véronique Kanor!

Film sur l'histoire des luttes d'indépendance en Algérie en passant par les Antilles à travers le parcours de ce grand Avocat Martiniquais résistant et militant anti-colonialiste!


 

SUIVI D'UN DEBAT SUR LA REPRESSION ET LA SITUATION COLONIALE DANS LES DOM-TOMS AUJOURD'HUI!

JEUDI 23 MAI 2013

Projection à 12H

Amphi D - Bâtiment F

Débat à 13H RER A - Nanterre U

Comité anti-impérialiste    anti.imperialiste@gmail.com

 

De la Révolution française jusqu'à nos jours, en passant par la Troisième République, les droits de l’homme et un certain "socialisme" semblent être réservés à "l'humanité blanche".

Un Consensus large régnait et règne toujours parmi les politiques institutionnels sur l’impérialisme

français. Massacres dans les colonies (dont les DOM TOM), pillages, droits bafoués, la réalité du colonialisme et de l'impérialisme est souvent occultée dans nos livres d'histoire. A coté, des hommes comme Jaurès, De Gaule, Mitterrand sont montrés comme des hommes de bien... C'est avec une histoire tout autre que nous voulons renouer. C'est avec notre histoire, celle des luttes pour l'émancipation des peuples opprimés en passant par l'Algérie, les Antilles, la Palestine... Parmi nos anciens, des milliers luttèrent pour l'émancipation sociale en France mais également en Afrique, en Orient et en Asie.

Marcel Manville fut l'un de ceux là. Compagnon de route de Frantz Fanon, il retourna le droit comme une arme contre l'oppresseur. D'abord résistant dans les forces Françaises libres, il s'engagea ensuite comme avocat au service des peuples opprimés, il lutta pour organiser et défendre les ouvriers déracinés à Paris, puis les militants du FLN emprisonnés et torturés. Il fut également l'avocat de militants Palestiniens (OLP), des ouvriers bretons en lutte contre la guerre d’Indochine, des militants de l'OJAM (Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique) emprisonnés pour avoir collé des affiches. Il saisi l'ONU pour faire reconnaître l'esclavage comme crime contre l'humanité. Enfin il traîna Maurice Papon, collabo, puis préfet de Paris (nommé par De Gaule) responsable de la noyade des immigrés algériens dans la scène par la police, le 17 Octobre 1961... Avant de décéder sur les marches du Palais de justice de Paris...

En 1998, à la demande des syndicalistes de l'AGEN (Association Générale des étudiants de Nanterre) M. Manville était venu s'exprimer devant les étudiants, dans un amphi de l'université. Il s'exprimait en ces termes: "Aucun peuple n’est mûr pour la servitude" "il n'y a pas de petits peuples", "les Antilles et la Guyane, de par leur histoire, leur géographie, leur société ne sont pas et ne seront jamais la France".

Aujourd'hui encore les luttes en Guadeloupe, contre l'exploitation de mono-cultures par les békés (grands propriétaires blancs descendants des maîtres esclavagistes), contre la "pwofitation" sur les prix des produits importés par la métropole (+55% pour la moitié des produits alors que la moitié des habitants ont un salaire mensuel de 796€) et la répression accrue des militants, montrent que le traitement dans les DOM connaît deux poids, deux mesures…

Aux Comores le découpage et le vol de l'Ile de Mayotte par la France contre les résolutions de l'ONU en fait l'île la plus meurtrière du monde en terme de noyés d'immigrés (embarqués sur des canots de fortune).

A la réunion suite aux récentes émeutes contre le chômage la jeunesse s'organise.

Et en nouvelle Calédonie les Kanaks demandent leur indépendance par référendum en 2014…

Il est du devoir des étudiants progressistes et des révolutionnaires de dénoncer, de soutenir et de lutter ici au coté des militants des "DOM TOM". Avec comme support un film retraçant l'histoire de Marcel Manville, les étudiants du comité anti impérialiste vous invitent à venir discuter et débattre de la situation coloniale dans les "DOM TOM".

Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à M.Manville est de perpétuer son combat pour la dignité. Son combat est toujours d’actualité.

 

Son combat est toujours le notre!

Konstitision se papye, bajonet se fe!

 

La constitution c’est du papier, la baillonette c’est du fer!

 

Comité anti-impérialiste

 


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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 21:33
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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 20:36

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 Les dernières colonies françaises : Le droit à l’autodétermination !

 

 

 « GWADLOUPÉYEN, A les écouter, NOU les ultramarins, les ultrapériphériques, les colonisés brusquement devenus français à part entière, serions encore une nouvelle fois la chance de la République Française. C’est bien vrai car la grandeur et la richesse de la France se sont construites et durent grâce à la colonisation et à l’esclavage. »

Communiqué du LKP à propos des élections présidentielles en France, 22 avril 2012.

Etats des lieux :

 

Les nombreuses luttes menées ces dernières années contre la vie chère, le chômage et l’exploitation dans les « DOM-TOM » se sont soldées par des répressions sans précédent. Répressions qui ne sont quasiment pas relayées dans la presse. Depuis la lutte héroïque du LKP en Guadeloupe en 2009, on assiste au redéveloppement de mouvements intenses aux Antilles, à la Réunion, en Guyane, à Mayotte et en Kanaky. Et pour cause : la situation sociale est explosive. Quelle est la réaction des partis politique face à cette situation ? On pourrait croire quelle est nulle mais en ne dénonçant pas la répression et la situation sociale, ces partis se rendent complice et sont donc responsables. D’ailleurs, sur la question des « DOM-TOM », on note un consensus national des partis droite-gauche, comme à l’époque de la république de Ferry, concernant le sort réservé à ces populations. Quel parti politique a osé dénoncer la domination coloniale qui est à l’origine de la crise sociale que vivent ces peuples ?

                        

 

 

En Guadeloupe l'autorité de la concurrence révèle que « les écarts de prix en magasin avec la métropole dépassaient 55 % pour plus de la moitié des produits, un pourcentage trop élevé pour trouver exclusivement sa source dans les frais de transport et l'octroi de mer » (2009). Pour les prix des carburants ils ont bondi de 77% entre 2001 et 2008 à la Réunion et de 44%  en Guadeloupe. La distribution du carburant étant assuré par le seul monopole SARA (filiale de Total) qui prélève des marges hautement supérieur à ceux de métropole (source: site de l’UGTG) et qui fixe les prix en accord avec les préfets. Des prix supérieurs alors même que la moitié des ménages des départements d’outre-mer ont un revenu mensuel par personne inférieur à 796 euros, contre 1 281 euros en métropole (revenu médian). Un écart de 60 % (source: observatoire des inégalités). A la Réunion, 52% des ménages vivent sous le seuil de pauvreté. Dans l’ensemble de ses territoires, le taux de chômage des jeunes dépassent les 50%.

 

Ainsi en 2009, le peuple de Guadeloupe a ouvert la voix par une grève générale de 44 jours menée par le LKP et l'UGTG. Arrachant une centaine de revendications qui n'ont pour la plus-part pas été respecté par les autorités. Mouvement rejoint par les Martiniquais et les Réunionnais. Fin 2011, c'est cette fois-ci à Mayotte qu'éclate une grève générale de 43 jours, permettant d'obtenir une diminution des prix des ailes de poulets (Mabawas) et des sardines. A la réunion à la suite d'une manifestation début 2012 se sont succédé plusieurs nuits d'émeutes, les jeunes exacerbés par le chômage et la vi0e chère s'en sont pris aux commerces et aux grandes surfaces. Dans cette région le chômage qui atteint 30 % n’a de cesse d’augmenter. En Nouvelle Calédonie, les dures luttes sociales menées par l'USTKE (notamment à air Calédonie) ont eu comme seule réponse l’utilisation de la baïonnette : arrestations et emprisonnements de plusieurs militants syndicaux en grève...

 

Pourquoi l’Etat français tient-il tant à ces territoires ?

 

Il suffit de voir la configuration de chaque île pour se rendre compte de l’immense intérêt qu’a la France de détenir ces territoires. D’abord d’un point de vue géostratégique : la France est le seul pays impérialiste à avoir des territoires partout dans le monde ! Antilles et Guyane en Amérique,  Kanaky dans le Pacifique, Mayotte et la Réunion  dans l’océan Indien. De plus, les ressources existantes comme le zinc en Kanaky, le bois en Guyane , la pêche, le pétrole… constituent tant de richesses gratuites pour l’Etat français qu’on comprend l’acharnement pour garder ces territoires et les zones maritimes qui s’y rattachent. Contrairement aux idées véhiculées l’Etat français gagne beaucoup plus à gagner ces territoires que ces populations gagnent à être Français.

 

 

« Ici la lutte de classes s’exprime dans un contexte de domination coloniale » 

Gaby Clavier, ancien dirigeant de l’UGTG.

 

La possession et la domination de l'économie par les Békés, les Zoreilles, les Caldoches  (noms pour désigner les blancs descendants d'européens) est toujours d'une réalité criante. La question de la « Pwofitation » mérite donc d'être posée ici au cœur de la métropole impérialiste. Comme le souligne Elie Domota dans une interview, la question de la domination coloniale doit être posée car elle est bien le cœur de l’injustice : « Quel que soit le territoire, les départements d’outre-mer restent des colonies gérées comme à l’époque des plantations. En Guadeloupe, le commerce et la distribution sont détenus par trois ou quatre grandes familles. C’est le même cas de figure à Mayotte. Au sommet de la pyramide, vous avez des personnes d’origine européenne et en bas de l’échelle sociale les Mahorais. Il y a aussi un réel mal-être. La paix sociale ne peut pas exister si 30 % des jeunes sont au chômage. »  extrait de :L’explosion était inévitable à Mayotte, nov 2011.

 

Dans les années 1950-1980, alors que les peuples colonisés obtenaient leurs indépendances, les Antilles, la Polynésie, la Réunion et la Kanaky étaient maintenues sous domination et administration directe. Cette colonisation parait « normale » et personne ne s’indigne de cette anomalie. Ces territoires sont « logiquement » considérés comme français pour la majorité des français. Par le biais d’artifices juridiques, la France impérialiste tente de faire croire qu’elle n’a plus de colonies. Mais les luttes des peuples pour leur libération nationale et sociale prouvent le contraire. Face à la pauvreté, 1 Antillais sur 3 rejoint la métropole. Dans l’autre sens de nombreux métropolitains ses sont installés comme cadres surpayés dotés de primes et de privilèges divers. Les fonctionnaires métropolitains qui rejoignent les territoires « d’outre-mer » voient leurs salaires augmenter de 40% !  C’est le résultat d’une politique délibérée née dans les années 1960 qui a permis de renforcer

le mythe de la France « mère-patrie » et ainsi renforcer l’aliénation culturelle des peuples antillais. Comme nous l’évoquions plus haut un consensus « républicain » réunit tous les partis politiques autour du vieux discours colonialiste du 19e siècle : « la France a beaucoup apporté à ces peuples » ou alors « L’atout que représente pour la France cette présence aux quatre coins du monde ». C’est effectivement une des spécificités de l’impérialisme français. Il est l’un des seuls pays impérialistes à détenir encore des colonies un peu partout dans le monde. La question qui se pose pour l’impérialisme français n’est pas de savoir ce que souhaitent ces peuples (autonomie ou indépendance) puisque toutes les luttes sociales ou indépendantistes ont été matées dans le sang. Par contre, l’intérêt se porte sur les éventuelles menaces stratégiques qui pèsent sur son déploiement mondial et s’il perd du terrain au profit des autres puissances impérialistes.  Et lorsqu’un conflit social explose comme c’est le cas à la Réunion actuellement, on voit bien que tout le camouflage sur la prétendue appartenance légitime de ces territoires à la France vole en éclats et la question de la domination coloniale est remise à l’ordre du jour.

En tant que mouvement anti-impérilaiste, nous devons dénoncer le rôle de notre propre impérialisme et populariser les luttes actuelles en les reliant à l’histoire de ces peuples qui ne manquent pas de luttes héroïques. Louis Delgres, Frantz Fanon, Marcel Manville, OJAM, AGEG, AGEM, ARC, USTKE, PKLS… sont tant de noms de personnes ou d’organisations politiques qui marquent l’esprit de résistance et de lutte de ces peuples.

 

 

 

 

Nou Toujou Doubou !   Konstitition se papye, Bajonet se fe !

 

« Le capitalisme conduit inexorablement à la barbarie » Elie Domota

 

 « Un peuple qui en opprime un autre ne serait être libre. » Marx

 

 

 

 

Contact :

 

anti.imperialiste@gmail.com

 

anti-imperialiste.over-blog.org

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 19:39

 affiche colonies

 

Journée : Les dernières colonies Françaises : Le droit à l’auto-détermination

 

« GWADLOUPÉYEN, A les écouter, NOU les ultramarins, les ultrapériphériques, les colonisés brusquement devenus français à part entière serions encore une nouvelle fois la chance de la République Française. C’est bien vrai car la grandeur et la richesse de la France se sont construites et durent grâce à la colonisation et à l’esclavage. »

 

Communiqué du LKP à propos des élections présidentielles en France, 22 avril 2012.

 

Etats des lieux :

 

Les nombreuses luttes menées ces dernières années contre la vie chère, le chômage et l’exploitation dans les « DOM-TOM » se sont soldées par des répressions sans précédent. Répressions qui ne sont quasiment pas relayées dans la presse. Depuis la lutte héroïque du LKP en Guadeloupe en 2009, on assiste au redéveloppement de mouvements intenses aux Antilles, à la Réunion, en Guyane, à Mayotte et en Kanaky. Et pour cause : la situation sociale est explosive. La moitié des ménages des départements d’outre-mer ont un revenu mensuel par personne inférieur à 796 euros, contre 1 281 euros en métropole (revenu médian). Un écart de 60 % (source : observatoire des inégalités). A la Réunion, 52% des ménages vivent sous le seuil de pauvreté. Dans l’ensemble de ses territoires, le taux de chômage des jeunes dépassent les 50%. Ainsi en 2009, le peuple de Guadeloupe a ouvert la voix par une grève générale de 44 jours menée par le LKP et l’UGTG. Arrachant une centaine de revendications qui n’ont pour la plus-part pas été respecté par les autorités.

 

Mouvement rejoint par les Martiniquais et les Réunionnais. Fin 2011, c’est cette fois-ci à Mayotte qu’éclate une grève générale de 43 jours, permettant d’obtenir une diminution des prix des ailes de poulets (Mabawas) et des sardines. A la réunion à la suite d’une manifestation début 2012 se sont succédé plusieurs nuits d’émeutes, les jeunes exacerbés par le chômage et la vie chère s’en sont pris aux commerces et aux grandes surfaces. Dans cette région le chômage qui atteint 30 % n’a de cesse d’augmenter. En Nouvelle Calédonie, les dures luttes sociales menées par l’USTKE (notamment à air Calédonie) ont eu comme seule réponse l’utilisation de la baïonnette : arrestations et emprisonnements de plusieurs militants syndicaux en grève...

 

Pourquoi l’Etat français tient-il tant à ces territoires ?

 

La possession et la domination de l’économie par les Békés, les Zoreilles, les Caldoches (noms pour désigner les blancs descendants d’européens) est toujours d’une réalité criante. La question de la « Pwofitation » mérite donc d’être posée ici au coeur de la métropole impérialiste.

 

Venez en discuter et vous informer !


Samedi 02 Juin 2012 à partir de 16H


Cité Universitaire de Nanterre.


Foyer G/H, RER A


Un barbecue sera également tenu à partir de 18H30.

 

tract PDF  PDF - 132 ko

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 20:48

la-martinique-aux-martiniquais.jpg

 

 Synopsis et détails

Années 60. La Martinique, ancienne colonie devenue département français d’outremer en 1946, s’enlise dans un "indéfectible attachement à la France" alors que le grand souffle des luttes d’indépendances s’étend à travers le monde. La guerre d’Algérie portée sur le territoire français contraint de se positionner, de s’engager.
Une affiche aux couleurs chatoyantes apparaît au petit matin du 23 décembre 1962 sur tous les murs des bâtiments publics, écoles, commissariats, mairies, églises en tout point de la Martinique. Cet affichage massif, clandestin et nocturne porte en lettres capitales un slogan incantatoire "LA MARTINIQUE AUX MARTINIQUAIS". Le signataire, l’OJAM, Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique, affiche ainsi sa volonté nationaliste. Cette organisation de jeunes gens serait pilotée par des étudiants et des personnalités intellectuelles de la diaspora antillaise à Paris, séparatistes et intouchables, préparant la lutte de libération nationale avec le soutien logistique du FLN, fraîchement victorieux en Algérie. Le mouvement porte le spectre des évènements algériens, le gouvernement gaulliste doit mettre un terme à une possible "fellaghalisation" des Antilles.
Dix-huit jeunes "ojamistes" martiniquais dont cinq membres du Parti Communiste Martiniquais sont inculpés en février 1963 pour complot et atteinte à l’intégrité du territoire national, en d’autres termes de volonté séparatiste. 

 

Horaires des séances

Cinéma Saint-Michel
7 place Saint-Michel, Paris

 

 

 

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 22:00

LKP drapeau

 

En moins d’une semaine, la mobilisation des Réunionnaises et Réunionnais a rappelé à l’opinion publique française le niveau insoutenable des prix dans les colonies. Rien de nouveau, pourtant. La lutte contre la vie chère était déjà un des thèmes centraux du mouvement social de 2009 dans les îles de Guadeloupe, à la Martinique et à la Réunion.

Après les manifestations en Nouvelle-Calédonie et le vaste mouvement de 46 jours à Mayotte, l’ampleur de ce nouveau soulèvement à la Réunion démontre, une fois de plus, l’intensité du mécontentement général de populations livrées à l’appétit des seigneurs de l’import et de la grande distribution. Dans l’archipel guadeloupéen, la mobilisation de masse avait permis la signature d’accords entre le Liyannaj Kont Pwofitasyon, l’Etat, les collectivités locales et la grande distribution portant sur une baisse des prix des produits de grande consommation.

Suite à une première opération de relevé des prix menée par les bénévoles du Bureau d’Etudes Ouvrières (BEO), le LKP n’a eu de cesse, tout au long de l’année 2011, de dénoncer :

- la non-répercussion, par la quasi totalité des super et hyper marchés, de la baisse de l’octroi de mer que leur avait accordée la Région Guadeloupe sur près d’une soixantaine de familles de produits de consommation courante ;
- le non-respect par l’Etat des missions de contrôle qu’il s’était engagé à mener afin de vérifier cette répercussion de la baisse de l’octroi de mer ;
- la disparition des rayonnages d’un grand nombre de produits négociés ;
- le non-respect par l’Etat de son engagement à publier les relevés mensuels des prix sur un chariot-type de 50 produits de base ;
- la relance de la flambée des prix pratiqués par la grande distribution à compter de l’année 2010 avec la bénédiction des élus et des représentants de l’Etat ;
- le refus de l’Etat de faire appliquer l’article L 410.2 du Code du commerce et l’article 1 de la LODEOM permettant la réglementation du prix des produits de première nécessité.

A la Réunion, l’accord sur une baisse de 250 produits passé entre le Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives réunionnaises (COSPAR) et les représentants de la grande distribution n’a pas plus été respecté qu’en Guadeloupe. Ce n’est qu’après une nouvelle mobilisation – et un nouvel embrasement du quartier du Chaudron – que l’Etat, les collectivités locales et la grande distribution déclarent qu’ils feront aujourd’hui ce à quoi ils s’étaient déjà engagés trois ans plus tôt !

Le LKP invite les Réunionnais à demeurer vigilants et mobilisés, au-delà de la saison des élections, afin d’assurer le respect des nouveaux accords qu’ils viennent d’arracher. Le LKP invite les travailleurs et le peuple de Guadeloupe à se mobiliser au sein de brigades de bénévoles du BEO réparties sur l’ensemble des communes de l’archipel afin de prendre part, à la place d’une autorité préfectorale aveugle,sourde et muette face à la pwofitasyon, à un relevé des prix des produits de première nécessité qui soit clair, honnête et à la disposition de tous.

Le Bureau d’Etudes Ouvrières du LKP lancera, dans les semaines qui viennent, d’une vaste opération de mise sous surveillance permanente des prix des produits de première nécessité dans l’ensemble des communes de Guadeloupe. Dans le contexte de la « défaillance de l’Etat et des pouvoirs politiques », le LKP exigera des négociations avec les différents acteurs de la distribution pour limiter les marges abusives et obtenir que les produits de première nécessité soient commercialisés à un prix supportable par les classes populaires, conformément aux engagements pris.

Jou nou ké mété ajounou péké vwè jou !

Mardi 06 mars 2012, Pointe-à-Pitre

www.mdes.org 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 21:08

 

 Répression Réunion

 

En février dernier, de violents affrontements avaient opposé des manifestants réunionnais qui dénonçaient le coût de la vie aux forces de l’ordre. Les émeutes avaient duré quatre nuits consécutives dans plusieurs villes de l’île. Fin février, une vingtaine de manifestants avaient comparus devant les tribunaux correctionnels de Saint-Denis et de Saint-Pierre écopant de peines extrêmement lourdes allant de huit mois de prison avec sursis à deux ans fermes. Lundi dernier, dix autres personnes étaient convoquées pour une audience spéciale devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis. Les dix prévenus étaient mis en examen pour ’vol avec effraction’, ’violence sur une personne dépositaire de l’ordre public’, ’rébellion’, ’vol avec effraction dans un local d’habitation ou lieu d’entrepôt’ et ’fabrication non autorisée d’engin explosif, incendiaire ou de produit explosif’. Selon les inculpés et les faits qui leur étaient reprochés, le procureur avait requis différentes peines : travaux d’intérêts généraux, obligation de suivre une formation d’emploi et peines de prison ferme ou avec sursis. Les peines prononcées vont bien au-delà. Quatre inculpés sont ressortis libres du tribunal : deux ont écopé d’une peine d’un mois de prison ferme, un autre de six mois ferme dont quatre avec sursis et le dernier de six mois ferme dont cinq avec sursis. Les six autres sont retournés en prison, condamnés à des peines de prison ferme allant de trois ans (dont deux avec sursis) à six mois (dont quatre avec sursis).

 

Secours Rouge Belgique

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