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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 00:02

GIA

 

Tract distribué à Toulouse le 23 Octobre et à Lannemezan le 24 octobre 2014 pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah.


Camarades, nous tenons en premier lieu à saluer les organisateurs de ce meeting. Nous saluons aussi les camarades intervenants qui se consacrent à la cause des prisonniers palestiniens. 

Le Comité Anti-Impérialiste et Coup pour Coup 31 luttons depuis longtemps pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Cette réunion qui a lieu la veille de la manifestation à Lannemezan nous permet de revendiquer une fois de plus la libération d’Abdallah en prison en France depuis maintenant 30 ans. 30 ans, soit depuis 1984 que notre camarade Georges Abdallah est en prison. 30 ans que l’Etat capitaliste français veut le faire taire. 30 ans que la France impérialiste veut l’obliger à se renier, à abandonner son combat anti sioniste et son idéal communiste. 30 ans qu’Abdallah revendique le droit des peuples colonisés à lutter contre leurs oppresseurs, les armes à la main si nécessaire.

Nul doute que Georges est un prisonnier politique. Il est le premier à inaugurer la cour spéciale anti-terroriste qui le condamnera à perpétuité. Il a eu à affronter lors de son procès les Etats-Unis qui se sont constitués partie civile. Nul ne peut encore affirmer que son maintien en prison réponde à des raisons judiciaires. En novembre 2012, le tribunal d’application des peines de Paris a émis un avis favorable à la libération de Georges Abdallah. Ce même avis stipulant que la libération était subordonnée à un arrêté d’expulsion ordonné par le ministère de l’intérieur. Ministre qui à l’époque était Manuel Valls et qui n’a jamais répondu à cette demande. On peut se demander pourquoi ce ministère si prompt à expulser les étrangers refuse dans ce cas? La réponse nous est donnée par les services de renseignement qui affirment que la libération de Georges Ibrahim Abdallah le transformerait en « héros » au Liban et cela s’opposerait aux « intérêts français » dans ce pays. 

Georges Abdallah est bien un prisonnier politique. Un prisonnier de la guerre de libération nationale que mène le peuple palestinien contre le sionisme. Sionisme qui reste au pouvoir uniquement du fait du soutien de l’impérialisme, en premier lieu de l’impérialisme américain, mais aussi de l’impérialisme français qui intervient aux quatre coins du monde et qui se voit aujourd’hui en « soutien éternel » à l’entité sioniste. Il est vrai que Georges Abdallah est un héros de cette lutte. Héros au Liban et en Palestine mais aussi ici en France pour tous les combattants du combat anti impérialiste et attachés à la révolution socialiste. Son engagement politique et idéologique explique son maintien en prison dans les geôles de l’Etat français. Il explique aussi pourquoi ici en France, Georges Abdallah a reçu si peu de soutien des forces politiques institutionnelles.

En 2005, lors de la création du Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA) à Paris nos militants étaient présents. Dès les premières initiatives publiques nous avons compris que le combat pour la libération de notre camarade aurait peu de soutien des organisations politiques, syndicales y compris de la part du mouvement de soutien à la Palestine en France. En dehors de quelques exceptions notables ce fut le cas. 
Pourquoi ? En tant qu’anti-impérialistes et communistes nous avons l’obligation de dire la vérité. En France l’ensemble des chapelles de la gauche et de l’extrême gauche institutionnelle ne cesse de proclamer leur solidarité avec la lutte du peuple palestinien. Mais de quelle solidarité parle ces forces quand elles nient au peuple palestinien le droit de choisir sa forme de lutte ? De quelle solidarité peut-on parler quand on refuse de dénoncer le sionisme comme un colonialisme ? De quelle solidarité peut-on parler quand on refuse au peuple palestinien le droit de vivre sur l’ensemble de son territoire, Jérusalem compris ? De quelle solidarité peut-on parler quand dans les faits, on cherche à sauver le sionisme en vendant un hypothétique sionisme à « visage humain », dans lequel vivraient en harmonie colons et colonisés ? Peut-on imaginer sous le régime d’Apartheid en Afrique du sud un mouvement de solidarité qui se battrait pour une « paix juste et durable » entre Noirs et Blancs, et non pour la destruction de l’Apartheid ? En Palestine occupée comme en Afrique du sud la seule solution c’est le démantèlement de l’Etat d’Apartheid. C’est la fin de l’Etat colonial. L’existence d’un vrai mouvement de solidarité internationale anti-impérialiste est une exigence pour la Palestine. L’existence d’un mouvement de soutien à la libération de Georges Abdallah basé sur des positions démocratiques est nécessaire. Mais nos tâches et à tous ceux qui se revendiquent anti impérialistes conséquents sont aujourd’hui à un autre niveau. . Le faible niveau de mobilisation est un frein pour une mobilisation anti-impérialiste, populaire et de masse pour la libération de Georges Abdallah. 
En effet comment réellement soutenir un militant anti sioniste, anti impérialiste et communiste qui combat avec détermination le sionisme ? Combat qu’il a mené aussi au cœur de l’impérialisme français. Comment soutenir un homme qui revendique le droit à la lutte armée pour chasser les sionistes et les impérialistes de la Palestine occupée et du Liban. Comment soutenir un homme qui estime que le communisme est toujours l’avenir de l’humanité ? Comment soutenir un tel homme si on n’est pas soi même anti-impérialiste, antisioniste et communiste ? Voila une des difficultés majeures qu’a rencontrée le mouvement de solidarité avec Georges Abdallah. 
En dehors de quelques forces se réclamant du communisme, du combat anti sioniste et de l’anti impérialisme les autres organisations ont été aux abonnés absents. Pire encore, elles ont soutenu et elles soutiendront de plus en plus ce combat comme la corde soutient le pendu. Mais en cela rien d’étonnant pour nous. Ceci est dans la réalité de la lutte des classes. Mais ce qui peut paraître étonnant c’est l’incapacité pour les forces réellement attachées à la libération de Georges à réussir à s’organiser. S’organiser pour porter dans les masses le combat pour la libération de Georges. Dans une période marquée par l’investissement des quartiers populaires dans les luttes contre l’agression sioniste à Gaza, il est de notre devoir de s’atteler à cette tache. 

Nous profitons de cette conférence pour proposer d’organiser rapidement une réunion. Réunion ayant pour but la mise en place d’une campagne nationale liant la question de la libération de Georges Abdallah et le combat pour la Palestine et contre le sionisme. Campagne axée prioritairement vers les quartiers populaires. Bien sûr ici ou là des initiatives ont déjà eu lieu dans ce sens. Mais ce n’est pas suffisant. .Le combat de Georges Abdallah est un combat actuel et bien vivant. Le combat pour sa libération ne peut être gagné et efficace que lié avec la lutte du peuple palestinien contre le sionisme. Il ne peut exister qu’en liaison avec le combat anti-impérialiste. Il ne peut être fort que lié avec la perspective du combat révolutionnaire. Le combat pour la libération du révolutionnaire Georges Ibrahim Abdallah ne peut être vraiment à la hauteur de son engagement qu’avec l’existence d’un mouvement de solidarité de classe.
Camarades, au moment où l’impérialisme français et d’autres bombardent au Moyen-Orient nous devons affirmer notre refus de cette énième guerre impérialiste. Notre soutien va au peuple Kurde et nous réaffirmons le droit à l’indépendance du Kurdistan débarrassé des manigances impérialistes.



A bas l’impérialisme Français !
Non aux guerres impérialistes !

Gloire au combat de Georges Abdallah !

Liberté pour Abdallah et tous les prisonniers révolutionnaires et anti-impérialistes !

Comité Anti Impérialiste
anti.imperialiste@gmail.com

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Published by anti-imperialiste - dans Georges Abdallah
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