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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 15:48

 

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Un jeune de 21 ans, Rémy Fraisse a été tué par les gardes mobiles le dimanche 26 octobre. Dans toutes les rues de France se manifeste une colère légitime depuis l’explication officielle et tardive des raisons de la mort. Se révolter face aux brutalités policières est la moindre des choses. On a raison de se révolter. Contre la brutalité des forces de répression, contre l’impunité, contre les mensonges et la veulerie des Autorités qui ont de suite accusé les manifestants de Sivens d’êtres des « casseurs » radicaux pour mieux camoufler leurs propres responsabilités.

La liste des crimes perpétrés par l’État français s’est de nouveau allongée. Rémy Fraisse est mort suite à une manifestation contre l’installation d’un barrage dans le Tarn. Rémy est la victime de plus d’un crime policier cette fois-ci à l’encontre d’un militant écologiste qui luttait avec ses camarades contre un grand projet inutile et destructeur. Sur la ZAD (Zone A Défendre) de Sivens, l’Etat n’en était pas à ses premières tentatives de réprimer violemment et de réduire au silence ceux qui luttent. Expulsions violentes, tirs de grenades à l’horizontale, incendies et saccages des biens des zadistes étaient devenus un triste quotidien. La mort de Rémy est le résultat de cet acharnement. La bourgeoisie française impose sa dictature des intérêts privés. Par tous les moyens. Elle est servie par son régime « représentatif », par ses fondés de pouvoir, par le duo Hollande-Valls, qui n’hésite pas à utiliser le « monopole de la violence » pour réprimer en silence si possible et faire passer ses projets anti populaires en espérant regonfler un peu les caisses des capitalistes en crise. La répression et les crimes policiers prennent actuellement plusieurs formes. Mais ils ont tous le même visage féroce d’un capitalisme qui tente d’imposer son ordre, de contrôler et de contrer la montée des révoltes de la jeunesse en général et des "classes dangereuses" en particulier.

La forme la plus répandue est celle de l’encadrement quotidien, des contrôles aux faciès, du harcèlement dans les quartiers populaires, dans les ghettos pour pauvres, dans les gares, à l’encontre des "basanés", des sans-papiers et des Roms. Harcèlement qui a mené à la mort de dizaines de jeunes. C’était le cas pour Zyed Benna et Bouna Traore en 2005 puis de Moushin Sbhouli et Laramy Samoura en novembre 2007. Pour Akim Ajimi à Grasse, pour Wissam à Clermont-Ferrand, pour Lamine Dieng à Paris. Pour tant d’autres. Des crimes teintés d’un racisme ordinaire légitimé de fait par la suspicion à l’encontre de ces populations dites "dangereuses". Les révoltes qui s’en suivirent en 2005 et 2007 furent cataloguées comme des actes de barbaries, des révoltés furent emprisonnés et abandonnés à leurs sorts. Des procès sous dénonciations anonymes servirent d’exemples et mirent sous les verrous les frères Kamara pour plus de 10 ans.

La deuxième forme est celle qui s’en prend aux luttes, dès lors qu’elles ne sont plus encadrées par des directions syndicales co-gestionnaires du système. En silence, la police et l’Etat bourgeois poursuivent en justice, matraquent, encerclent, et parfois enferment et tuent. C’est le cas de Rémy Fraisse mais aussi d’Ali El Anziz en 2011 tué par ces mêmes "forces de l’ordre" dans la colonie de Mayotte pour avoir manifesté contre la vie chère. C’est aussi le cas des poursuivis et des emprisonnés lors des manifestations contre l’aéroport de Notre Dame des Landes ou lors des manifestations de soutien à Gaza cet été. L’Etat a monté la répression d’un cran en interdisant ces manifestations de soutiens à Gaza. Certains comme Sarah, Fatma, Sabrina passent encore en procès actuellement.

Les préfectures relayées par les médias dominants de leurs côtés, tentent de diviser et de discréditer ces mouvements. Selon un procédé éculé, en faisant croire que la violence viendrait exclusivement des manifestants, qu’il existerait de « bons manifestants » sans violences et de « mauvais » qui n’en seraient pas et qui seraient uniquement là pour « casser ».

La dernière forme adoptée est celle des mesures « anti-terroristes », en agitant les peurs des Français sur les « djihadistes ». Elles permettent en fait d’arrêter quiconque est suspecté de menacer l’ordre établi sans passer par une procédure judiciaire. On peut mettre en cause aussi quiconque est suspecté de simplement soutenir une organisation considérée comme terroriste (cela peut donc être le cas pour le soutien à une organisation de la Résistance Palestinienne, au PKK ou à un groupe basque). Ces mesures permettent d’appliquer de longues peines aux révolutionnaires qui ont osé affronter l’ordre impérialiste. C’est le cas de Georges Ibrahim Abdallah, communiste Libanais, enfermé en France depuis plus de 30 ans (libérable depuis 15 ans) pour des actions de résistance, lorsque le Liban, son pays, était envahi par l’armée sioniste. Pour avoir toujours refusé de renier son engagement au sein de la résistance palestinienne, pour avoir refusé de renier son engagement anti-impérialiste et communiste, il entame aujourd’hui sa 31ème année. Tous ces crimes et ces mesures répressives sont liés. Elles visent à gérer la crise générale du capitalisme et la montée des révoltes. Elles visent à écraser toute remise en cause du système le plus criminel et le plus inhumain qu’est le capitalisme. L’impérialisme français qui mène actuellement sa « guerre contre le terrorisme » (comprendre ses interventions militaires où ses intérêts sont en jeu et un contrôle plus accru de la population ici) utilise tous les moyens contre-révolutionnaires en sa possession pour prévenir son renversement.

 

Halte à l’impunité des crimes policiers ! Unité de la jeunesse face à la répression !


Construisons un collectif contre la répression des luttes de classe et pour la libération des prisonniers révolutionnaires !

 

http://anti-imperialiste.over-blog.org/

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Published by anti-imperialiste
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commentaires

Jessica 15/10/2015 16:50

Je rejoins votre avis. C'est un triste fait: ceux qui ont le pouvoir, ont tendance à en profiter.